Me Assane Dioma Ndiaye accuse l’hôpital Fann et Rebeuss

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Mort de Cheikh Diop

Me Assane Dioma Ndiaye ne cache pas sa peine après la mort de son client, Cheikh Diop, l’ancien détenu qui a succombé à ses brûlures suite à son acte désespéré perpétré vendredi dernier devant les grilles du Palais de la République. « J’espérais qu’il s’en sorte, confie l’avocat à l’As. On aurait pu éviter qu’il en arrive là. Cela fait deux ans qu’il court. C’était un homme d’affaires qui a été trompé, il a reconnu son erreur. »
La robe noire de poursuivre : « Parallèlement à son dossier qui est au niveau de la Cour suprême, il a demandé des interventions auprès de la présidence de la République, des chefs religieux mais n’a rien eu. Il ne voulait qu’une indemnisation, ce qui était son droit. »
En détention à la prison de Rebeuss, Cheikh Diop a eu une plaie à la main droite, selon les explications du conseil. Un infirmier, précise ce dernier, lui a fait une injection et le bras s’est enflé. « Son état de santé s’est compliqué, on l’a conduit à l’hôpital général de Grand-Yoff (Hoggy). Par la suite, on lui a amputé le bras au cours de sa détention. A sa sortie, il a estimé qu’il s’agissait d’une erreur médicale. Il est rentré à Rebeuss avec deux bras, il en est ressorti avec un seul. Ne serait-ce que pour cela, l’Etat lui doit une indemnisation », rage son avocat. Il accuse l’hôpital Fann et la prison de Rebeuss, qui dénonce-t-il, « n’ont pas fait leur travail ni assumé leurs responsabilités dans cette affaire ».
Cheikh Diop « aurait subi une injection défectueuse », a écrit de l’hôpital Fann, dans le dossier présenté devant le Tribunal, rapporte le journal.

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