NDÉNÉ NDIAYE LÂCHE LES FORCES DE L’ORDRE SUR LE COLLECTIF ÑO LANK : « L’ÉTAT DOIT LES MÂTER »

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MARCHE À LA PLACE DE L’INDÉPENDANCE

« Un Etat ne recule pas, il doit rester fort et mâter ces rébellions ». La déclaration est faite par Souleymane Ndéné Ndiaye, l’allié du président Macky Sall, en réponse à la mobilisation annoncée demain vendredi, 20 décembre, par le collectif "ño lank" (nous refusons, ndlr). Dans un entretien avec L’Observateur, il soutient mordicus : « L’arrêté Ousmane Ngom est encore en vigueur. Si ces gens insistent pour manifester à la Place de l’Indépendance, cela veut dire qu’ils choisissent d’être hors-la-loi. Et s’ils sont hors-la-loi, la loi est là pour se faire respecter. L’Etat ne doit pas faiblir. »

Le dernier Premier ministre de Wade avant la perte du pouvoir en 2012 est catégorique : Une reculade de l’Etat serait, selon lui, d’une extrême gravité, qui ouvrirait un boulevard à toutes sortes de dérives qui feraient perdre à l’Etat sa face. « Depuis 2012, le nombre de policiers a augmenté, le nombre de gendarmes aussi. Les forces de sécurité sont bien en place. L’Etat doit rester fort surtout par rapport aux hors-la-loi. Ils choisissent délibérément de se faire matraquer par les forces de sécurité. Leur vocation, c’est de maintenir et de rétablir l’ordre. Quand l’ordre public est perturbé, l’Etat a le devoir de sécuriser les populations qui ont aussi le droit de vivre dans la quiétude. L’Etat ne doit pas encourager ce genre de manifestation ».

Souleymane Ndéné Ndiaye a tiré cette leçon de son expérience de la gestion des émeutes de 2011 contre les délestages, puis contre les rassemblements contre le fameux quart bloquant, qui avaient abouti à une prise de pouvoir de la rue par les manifestants.

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