ÑOO LANK ANNONCE UNE SÉRIE DE MANIFESTATIONS, LE 3e ÂGE EXPRIME SON COURROUX

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RÉSOLUTION

Le collectif ’’Ñoo lank’’ ne lâche pas du lest. La mobilisation va se poursuivre, c’est la résolution prise à l’issue de la marche organisée ce vendredi après-midi de la Place de la Nation (ex-Obélisque) jusqu’au Rond-point en face de la RTS. « Des manifestations intempestives » jusqu’à la libération de Guy Marius Sagna et Compagnie restés en prison, décline Alioune Badara Mboup, de ’’Aar Li Ñu Bokk’’. Autre engagement à prendre, celui de venir avec un proche, à la prochaine marche, requiert Malal Talla alias Fou malade.

« Trop, c’est trop », peste une personne du 3e âge

Chez les personnes âgées, la hausse du coût de l’électricité notée depuis décembre dernier, est durement éprouvée. Elles ont tenu ainsi tenu à participer à la manifestation pour exprimer leur mécontentement.

Cheveux grisonnants, Magoum Fall, originaire de Ndioum, dans le Fouta, est dans tous ses états. « J’avais voté pour lui, et même donné des consignes à ma famille et mes proches pour qu’il en fasse autant, mais aujourd’hui je le regrette amèrement. En plus des factures, je paie la location, avec mon salaire. La hausse ne fait vraiment pas mes affaires ».

« Je suis devenu insomniaque », se plaint Rama Diallo

Déterminé, Fall demande à Dieu de lui pardonner de ne pas avoir effectuer la prière, ce vendredi. Car confie-t-il, il tenait à participer à la marche pour dire ’’non’’ à la hausse du coût de l’électricité. « On n’en peut plus des problèmes, pleure Rama Diallo, venue de la Médina, habillée en rouge. Je ne fais pas de la politique mais on n’est vraiment fatigués. La hausse du coût de l’électricité m’empêche de dormir, et même de vivre. »

Barthélémy Dias de ’’Taxawu Senegaal’’ de Khalifa Sall, Yacine Fall, membre du Front de résistance nationale (FRN), ont également élevé la voix. La Fédération générale des travailleurs du Sénégal (FGTS) était également représentée.

Toutefois, l’émotion était à son comble, chez les membres de ’’Ñoo lank’’ lors de la prise de parole du Dr Babacar Diop, leader des Forces Démocratiques du Sénégal (FDS) et membre du front récemment élargi de prison. « 40 jours d’absence, c’est trop. 40 longs jours, ça suffit. 40 longs jours de violence pour les familles de ces pauvres garçons, ça suffit. Mais 40 jours de dignité, 40 jours de refus. 40 jours de lutte. 40 jours de combat pour Guy Marius Sagna, Fallou Gallas Seck, et Ousmane Sarr », a-t-il plaidé, fortement ému.

Des tensions ont, par moment, failli mettre le feu aux poudres, entre manifestants et forces de l’ordre. Plus de peur que de mal.

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