image

« NOTRE DÉMOCRATIE EST MALADE », ESTIME LE CUDIS

image

« La démocratie sénégalaise ne doit pas générer des morts ». C’est par ces propos que le Secrétaire général du Cadre unitaire de l’Islam au Sénégal (CUDIS), Dr Cheikh Gueye, a condamné la mort d’Idrissa Goudiaby, décédé à Ziguinchor lors de la manifestation du 17 juin dernier de Yewwi Askan Wi (YAW) et celle de François Mancabou, membre supposé de la force spéciale et décédé dans les liens de la détention.

« Il n’est pas normal qu’on accepte que cela rentre dans la normalité d’avoir un pays qui se dit une vitrine démocratique et qui compte ses morts à chaque campagne électorale, à chaque manifestation, a déploré l’invité du JDD, ce dimanche 24 juillet. Je considère que nous ne devons pas accepter que ça rentre dans la normalité », tout en plaidant pour « un nouveau départ pour notre démocratie. » Selon lui, « depuis l’Indépendance, on a toujours vu les manifestations de la maladie de notre démocratie : un président qui emprisonne son principal opposant, des partis politiques qui se multiplient à l’infini ». Il en déduit que « toutes ces manifestions y compris les morts sont des signes de la maladie de notre démocratie ».

Sur qui pointez-vous le doigt ? Dr Cheikh Gueye esquive, soutenant que « je ne suis pas là pour répondre à cette question… J’espère que la justice se fera, mais nous avions depuis quelques mois, craint qu’il y ait autant de morts dans les manifestations politiques. Et c’est pour ça que nous avions décidé de mettre le curseur sur la charte de non-violence à travers des appels. Nous avions demandé aux hommes politiques de (la) prendre en compte dans leurs démarches et leurs stratégies ».

Die Ba
Pape Doudou DIALLO (Photo)

24 juillet 2022


------------------------------------

Vous pouvez réagir à cet article