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« NOUS AVONS UN POTENTIEL DE 408.000 HA ET… » (HAMED D. SEMEGA)

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Hamed Diané Séméga, Haut-commissaire de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a été l’invité du Jury du Dimanche. Sur les ondes de la 90.3 Iradio, Mamoudou Ibra Kane lui a posé la question de savoir qu’est-ce que regorge le fleuve Sénégal comme potentiel et potentialité de développement en tant que patrimoine ? Il a répondu : « concrètement c’est d’abord l’eau.

Vous avez des potentialités minières dont leur exploitation économique dépendra du volet de navigation. Je vous parlais du tourisme qui va se développer avec la mise en œuvre du volet navigation, la densification des échanges parce que des villes comme Podor, comme Matam qui sommeillent et pourtant, dans le passé, étaient des villes vigoureuses, retrouveront leur dynamisme. Sans parler de la ville de Saint Louis où le fleuve se jette dans la mer. Il y’aura aussi l’agriculture irriguée parce que vous avez un potentiel de 408.000 hectares aménagés aujourd’hui sur lesquels nous avons aménagé environ 212.000. Sur ces 212.000 il y’a environ 120.000 qui sont exploités principalement entre le Sénégal et la Mauritanie ».

Lors de l’émission Jury du Dimanche, il s’est réjoui du fait que dans les programmes nationaux que des efforts très rigoureux sont en train d’être faits pour valoriser cette eau du bassin au service de l’agriculture irriguée. « Vous avez parlé de l’hydro-électricité et je vous dis que je compare l’électricité au sang dans le corps humain. Si vous n’avez pas d’électricité, penser se développer est une illusion. Or, par la mise en œuvre des projets d’infrastructures de production d’électricité, l’OMVS accroît donc le potentiel de développement. Nos pays ont gagné près de 1000 milliards en 20 ans grâce à Manantali. Le Mali a gagné environ 635 milliards, le Sénégal 350 milliards et la Mauritanie 150 milliards. Nous produisons de l’électricité pas chère », a-t-il dit.

Par ailleurs, Hamed Diané Séméga estime que pour une autosuffisance alimentaire grâce au fleuve, il faut juste mieux gérer ce fleuve. « Parce que l’eau est malheureusement en danger. La ressource se raréfie avec le changement climatique, mais l’eau est agressée aussi par les comportements des hommes. Vous avez les destructions systématiques de certains cours d’eau comme la Falémé avec l’orpaillage. La Falémé qui occupe 20 à 25% des apports est menacée de disparition à cause de l’orpaillage anarchique et d’autres comportements de l’homme. Les têtes de source sont en danger parce que les populations procèdent à des déforestations massives. Ce que nous faisons à l’OMVS c’est d’aider les populations à d’abord prendre conscience des enjeux », a-t-il aussi indiqué.

Cheikh Moussa SARR
Abdoulaye SYLLA (Photo)

6 mars 2022


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