« NOUS NE JETONS PAS LES DÉCHETS BIOMÉDICAUX DANS LA MER »

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BABACAR THIANDOUM, DIRECTEUR LE DANTEC

La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux. Des sachets contenant des déchets biomédicaux tels que des seringues, des plastiques, des flacons, des tubes entre autres objets sont visibles au bord de la plage du Cap Manuel située derrière l’hôpital Aristide Le Dantec. Ces images, très laides à voir, ont provoqué l’ire des protecteurs de l’environnement, dénonçant ce comportement de l’être humain qui compromet la santé des citoyens.

Cependant, Le Directeur de l’hôpital Aristide Le Dantec apporte des précisions sur la présence de ces déchets biomédicaux sur la plage. Selon lui, l’hôpital qu’il dirige prend toutes les dispositions nécessaires pour éviter de polluer la mer. « Nous ne jetons pas nos déchets biomédicaux dans la mer. Nous les incinérons et nous récupérons les cendres que nous jetons dans les décharges. J’ai vu les sachets en plastique qui se trouvaient juste derrière l’incinérateur. Ils étaient sur le point d’être incinérés mais, ceux qui ont fait la vidéo n’ont pas filmé l’incinérateur », a expliqué le Docteur Babacar Thiandoum.

Dans le même sillage, il informe que Le Dantec dispose d’un appareil qui permet d’incinérer tous les déchets biomédicaux. « Nous produisons, nous collections, nous trions et nous éliminons nos déchets au niveau de notre incinérateur », a informé M. Thiandoum non sans indiquer qu’ils n’ont pas de problème dans le cadre de la gestion des déchets biomédicaux.

Mieux, il rassure qu’ils sont en train de travailler sur un dossier qui leur permettra d’avoir un banaliseur de déchets qui, selon lui, est plus efficace que l’incinérateur. « Je pense que les déchets biomédicaux doivent être incinérés. Depuis que je suis dans cet hôpital je travaille d’arrache-pied sur ça. Je travaille à l’élimination des déchets. Les déchets médicaux doivent être traités afin d’être transformés en déchets ménagers », soutient-il.

Par ailleurs, Dr Thiandoum estime qu’il faut une meilleure gestion des déchets biomédicaux. La gestion actuelle, renseigne-t-il, se fait avec des acteurs qui, d’après lui, ne jouent pas correctement leur rôle dans l’entreposage des déchets. « C’est ce qui fait qu’on trouve parfois des déchets autour de l’incinérateur », constate-t-il pour le regretter. Avant de rassurer : « Nous sommes en train de travailler à renforcer la capacité de traitement des déchets parce que nous devons protéger l’environnement dans lequel nous vivons tous ».

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