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« NOUS SOMMES TOUS INTERPELLÉS » (THÉRÈSE FAYE DIOUF)

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Abordant la gestion « gabegique » déplorée à la Poste par le chef de l’État, Macky Sall, lui-même, en recevant les cahiers de doléances des syndicats le 3 mai, Thérèse Faye Diouf, membre fondateur de l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir), n’a pas souhaité « personnaliser », indiquant qu’elle « respecte la personne qui est à la tête de cette Institution », Abdoulaye Bibi Baldé. Surtout après avoir relevé que la situation est intervenue à la suite « de plusieurs gestions. »

Mais, a-t-elle retenu, « une gestion gabegique, ça interpelle. Cela doit être une leçon pour nous tous qui sommes à la tête des Institutions, qui ont une responsabilité du service public, de savoir que gérer des biens publics, c’est une lourde responsabilité, qu’on doit remplir avec dignité et honneur. Mais surtout avec quiétude quant à l’avenir même de ce que nous incarnons dans le pays. »
Au-delà du diagnostic, il faudra prendre des sanctions, a défendu la gérante du Fongip.

Pour autant, s’est-elle arc-boutée, la gouvernance sobre et vertueuse que prônait le régime de Macky Sall « n’est pas malmenée ». « Je ne pense pas (qu’elle soit malmenée) parce que le chef de l’État, Macky Sall, a pris beaucoup de décisions depuis son arrivée au pouvoir en 2012. Je peux parler des mesures prises pour réduire la facture téléphonique, d’organiser (la dotation) en carburant… Ces mesures nous ont permis d’économiser des ressources et de les injecter ailleurs, soit dans le secteur de l’Éducation, la protection sociale avec les bourses familiales, entre autres. Ça a permis un tout petit peu de rééquilibrer les choses… ».

« C’est un chemin qui est quand même un peu long et qu’il faut continuer », a-t-elle, toutefois, concédé.

La Poste, presqu’en état de banqueroute, traine 189 milliards F CFA de dettes.

Dié BA
Abdoulaye SYLLA (Photos)

8 mai 2022


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