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« ON NE PEUT PAS PARLER DE MORT » (PRÉSIDENT ONDH)

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Dans la nuit du samedi 09 au dimanche 10 juillet, Pape Mamadou Seck, a rompu volontairement le lien de la détention, en s’évadant de la MAC du pavillon spécial de l’Hôpital Le Dantec. Il a été arrêté avant d’être placé sous mandat de dépôt, le 29 juin 2022, à la maison d’arrêt de Rebeuss, par le juge d’instruction du 2e cabinet près le Tribunal de Grande instance de Dakar. Il lui est reproché de complot contre l’autorité de l’État, actes de nature à occasionner des troubles politiques, à compromettre la sécurité publique, association de malfaiteurs en rapport avec une entreprise terroriste, destruction de biens appartenant à l’État, détention et transport de produits et subsistances incendiaires en vue de la commission d’actes en rapport avec une entreprise terroriste.

Invité devant le Jury du Dimanche, le professeur agrégé d’Histoire du droit et avocat, Samba Thiam, a donné son avis sur la question. Le nouveau président de l’Organisation nationale des droits de l’homme du Sénégal (ONDH) estime que l’administration pénitentiaire a bien fait de s’exprimer vite pour rassurer et de sous-entendre qu’elle ne dégage pas sa responsabilité puisque ce sont ses agents qui devaient veiller sur cette personne.

« L’administration pénitentiaire a dit qu’elle va mener une enquête pour vérifier s’il n y’a pas négligence de sa part. On revient aussi à la responsabilité de l’État. Quelqu’un qui s’échappe ça veut dire qu’on a eu défaillance par rapport à la surveillance », a-t-il dit. Par ailleurs, certaines personnes soutiennent que le fugitif est déjà mort. « On ne peut pas encore parler de mort. Puisque la mort elle doit être constatée. On ne peut pas aussi parler de disparition. On va dire juste qu’il s’est évadé », a déclaré le professeur Samba Thiam qui ne se satisfait pas de cette parole prononcée par l’administration pénitentiaire.

Sur la question de la mort de Idrissa Diedhiou, tué également lors d’une manifestation et dont une contre-expertise a été ordonnée pour élucider les circonstances de son décès, l’invité du Jury du Dimanche indique que là aussi, une enquête doit être menée pour savoir dans quelle condition l’arme a été utilisée.

Cheikh Moussa SARR

17 juillet 2022


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