OUSMANE SONKO : « JE NE PEUX PAS LAISSER MA SÉCURITÉ ENTRE LES MAINS D’ALY NGOUILLE NDIAYE »

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PRÉSIDENTIELLE 2019

A Vélingara, le candidat Ousmane Sonko a réagi sur l’invite du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, qui avait demandé aux différents candidats de laisser l’Etat s’occuper de leur sécurité, après les évènements tragiques de Tambacounda. Après la déclaration du ministre révélant que Sonko a refusé que l’Etat s’occupe de sa sécurité, ce dernier a réagi en apportant des précisions, affirmant à son tour que le ministre lui demandait de désarmer sa garde rapprochée et d’accepter que quatre ou six éléments des forces de l’ordre assurent sa sécurité.

Sonko de rajouter qu’il n’a pas confiance en Aly Ngouille Ndiaye et estime qu’il n’a pas besoin de changer son dispositif sécuritaire d’autant que son convoi n’a pas connu d’incidents majeurs. « Nous lui avons dit que nous n’étions pas intéressés par ce format mais, nous considérons que le dispositif qui a été mis en place depuis qu’on est en Casamance nous convenait. Il y a un pick-up armé de la gendarmerie qui ouvre le peloton et un autre qui ferme le peloton. Ce dispositif nous accompagne tant qu’on est en milieu rural. Et, dès qu’on arrive dans une agglomération urbaine, la gendarmerie nous attend à l’entrée de la ville et la police prend le relai pour encadrer la manifestation jusqu’à ce qu’on ait terminé et qu’on sorte. Nous pensons que ce dispositif est un excellent dispositif qui peut sécuriser l’ensemble des sénégalais durant cette période de campagne électorale », a expliqué le candidat de la coalition « Sonko président. »

Très en verve, il ajoute : « Nous n’avons pas besoin en notre sein des éléments qui sont des corps étrangers envoyés par un ministre en qui nous n’avons absolument pas confiance. Nous avons des raisons objectives de ne pas avoir confiance en ce ministre. Rappelez-vous que lorsqu’un gendarme a été envoyé dans notre domicile familial, il a été le premier à aller dans une radio pour démentir en disant qu’il n’y a aucun gendarme qui s’est introduit chez nous. Le 6 février dernier, le tribunal de Ziguinchor a statué pour condamner ce gendarme. Nous considérons que ce ministre de l’intérieur, que nous avons récusé pour l’organisation de l’élection, s’est illustré par une manière de gérer partialement les choses. Je ne peux pas remettre ma sécurité entre les mains de Aly Ngouille qui va choisir qui il veut et des éléments armés en plus, pour les introduire dans mon groupe. Je ne peux pas accepter cela. Maintenant, ils ont décidé de retirer toute ma sécurité. Nous allons continuer comme nous avons démarré. Nous n’accepterons pas que des nervis recrutés ailleurs veuille venir s’attaquer à notre convoi », prévient M. Sonko qui appelle à la responsabilité de l’Etat. « Nous menons une campagne très civilisée. Nos forces de défense et de sécurité sont suffisamment outillées a tout point de vue pour encadre les 5 candidats durant tout le processus sans avoir besoin d’intégrer totalement le groupe », lance-t-il.

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