OUSMANE SONKO RÉAGIT À LA MESURE DE RESTRICTION DE MACKY SALL

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ACHATS VÉHICULES

La réaction de l’opposant Ousmane Sonko ne s’est pas faite attendre, 24 heures après l’annonce de la mesure de restriction prise par le chef de l’Etat Macky Sall à propos des acquisitions de véhicules de l’administration. « La presse de ce matin a largement titré sur une supposée subite prise de conscience par monsieur Macky Sall du niveau de gabegie sur fond de surfacturations que cachent les acquisitions de véhicules administratifs par l’État », a-t-il caricaturé.

Pour le leader du parti Pastef - Les Patriotes, quand le communiqué du conseil des ministres fait allusion à des acquisitions démesurées pour annoncer un recensement intégral des véhicules administratifs, il ne s’agit que de simulacres d’indignations présidentielles jamais suivis d’effet. « Tout simplement parce qu’il s’agit de juteux marchés impliquant les proches, amis et collaborateurs ainsi enrichis sans cause », déplore Sonko, soulignant qu’il en avait déjà fait cas dans son ouvrage « Solutions pour un Sénégal nouveau », publié en septembre 2018.

GASPILLAGE, RISTOURNE, SURFACTURATION

Sonko y mentionnait, à propos de dilapidation des ressources, « les dépenses politiques fantaisistes », « les commandes en matériels administratifs ne répondant à aucune nécessité, pour enrichir des « entrepreneurs » choisis qui, à leur tour, ristournent une part à ces mêmes autorités » ou encore « le volume du parc automobile de l’État avec des autorités dotées de deux, trois véhicules voire plus, allant des berlines de luxes aux grosses cylindrées 4X4. »

Le candidat arrivé troisième à la dernière élection présidentielle de février 2019 notait ainsi, pour s’en désoler, que « partout dans les rues de Dakar gisent des véhicules de l’État qui, faute d’entretien, deviennent des épaves et finissent à la ferraille. C’est des centaines de milliards qui sont gaspillés ainsi d’année en année, dans l’indifférence totale. »

Enfin, Sonko ouvre le cahier souvenirs de l’époque pendant laquelle il fut fonctionnaire, pour rappeler qu’il fut choqué par « le rythme auquel le mobilier et le matériel de bureau étaient renouvelés alors que l’existant était encore intact. Et il n’était pas rare, témoigne-t-il, de retrouver du matériel de qualité délaissé dans la cour et détérioré progressivement par l’exposition au soleil et à la pluie. Et encore, on ne parle pas ici des énormes budgets engloutis par les consommations d’électricité au delà même des heures de travail ni de carburant ».

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