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OVERDOSE CHEZ LES JEUNES !

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Au Sénégal, les jeunes utilisent une nouvelle drogue communément appelée « volet » ou drogue de l’amour. Il s’agit d’une molécule psychotrope entactogène de la famille des amphétamines souvent vendue sous forme de pilules qui font beaucoup de dégâts parce que plongeant les jeunes dans une débauche sexuelle sans limite.

C’est une tendance qui risque de conduire notre jeunesse vers l’abime, dans les abysses du banditisme et de la débauche. On connaissait jusqu’ici la cocaïne, l’héroïne, le hachis ou le cannabis et aujourd’hui, les accros à la drogue se tournent vers le comprimé « volet ». Dans l’ambiance des boites de nuits arrosées de Dakar, la mode pousse certains à tenter de « volet » dans un autre monde. « Volet », tel est le nom de la nouvelle drogue qui est en vogue chez les jeunes actuellement au Sénégal. Il s’agit d’une drogue de synthèse dérivée de l’amphétamine à effet euphorisant et stimulant, proche de la mescaline et des amphétamines, utilisée dangereusement et illégalement pour ses effets euphorisants et hallucinogènes. Elle fut utilisée en psychothérapie jusqu’en 1985 aux Etats Unis mais depuis, déclarée illégale.

« Une jeune fille consommatrice est décédée »
Depuis quelques temps, les jeunes se regroupant dans des appartements privés utilisent l’ecstasy, « volet » pour les connaisseurs, drogue de l’amour pour d’autres. C’est un comprimé coloré en forme de cœur, des étoiles et de carrés avec des dessins à l’intérieur. Une fois consommé, « volet » vous donne envie de faire l’amour de manière intense, une quête perpétuelle qui peut l’amener dans un état second. Des témoignages révèlent que certaines femmes l’utilisent pour augmenter leur libido. Une dame raconte : « L’année dernière, une mère a perdu sa fille à cause de cette drogue qu’elle consommait. Avant de rendre l’âme, la fille était devenue très nerveuse. Malheureusement lorsqu’ils ont su que c’était cette drogue, c’était trop tard. »

Ce comprimé addictif a volé jusque dans les écoles. Mme Niang institutrice confesse : « Il s’agit d’une drogue extrêmement grave. J’avais un élève qui l’utilisait mais il était tellement devenu accro qu’il a fini par abandonner les études. Il était nerveux tout le temps et personne ne pouvait le calmer, même sa propre mère. Et pourtant, le jeune avait reçu une bonne éducation mais la drogue l’a tellement transformé à tel point qu’il était devenu méconnaissable. D’ailleurs, il est le seul à être comme ça dans sa famille à cause de sa consommation abusive de cette substance qu’on appelle « volet ». Et pourtant, il était très brillant à l’école. » L’internaute Ibrahima Fall a affiché ses inquiétudes sur sa page Facebook. « Chers parents, ce que vous voyez sur les photos, c’est de la drogue pure et dure. Ça fait des ravages dans les établissements scolaires », a-t-il alerté.

Au sommet de l’extase
Pour sa part, l’Office contre la drogue et le crime, entité des Nations Unies, défend que les effets sont variables selon les drogues. A titre d’exemple, la marijuana provoque souvent une sensation de relaxation, la cocaïne rend heureux. Tout cela peut paraître agréable mais ces sensations ne durent pas. Beaucoup d’usagers, après coup, éprouvent un sentiment de solitude et de dépression, et commencent à se sentir mal. De plus, ils semblent souvent désorientés avec des yeux rouges, transpirent abondamment et ne se soucient pas de leur apparence, ni de leur odeur. Cependant, les amphétamines comme l’ecstasy ou « volet » augmentent l’énergie et plongent l’usager dans une grande envie de vouloir entretenir des relations sexuelles. En Europe, plus précisément en Grèce, un certain nombre de recherches récentes sur l’ecstasy concernant l’implication des jeunes dans l’usage des drogues chimiques, comme le Mdma, indique que pour la majorité des pays européens, et en particulier la Grèce, l’expérience des drogues de ce type s’est répandue à la fin de la dernière décennie.

En même temps, les magazines pour les jeunes renforcent cette image dangereuse : elles apparaissent comme un moyen d’extension de la conscience. Quelques articles signalent que ces substances sont « ego-dissolvantes de l’âme vers un voyage sidéral jusqu’aux limites de l’existence ». Autant de considérations qui prouvent que cette drogue a fait beaucoup de dégâts en Europe.

Suzanne SY

20 juillet 2022


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