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PAPE MAHAWA DIOUF RECADRE MAHMOUT SALEH

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Dans une récente sortie, à Dubaï, le président de la République avait invité ses partisans à ne pas faire de parallèle entre les élections locales et la future présidentielle. Consigne bravée par son directeur de Cabinet, Mahmout Saleh, lors d’une réunion politique à Mbour, le week-end passé : "Ce sont les élections locales de janvier 2022 qui vont trancher le débat sur la 3e candidature de Macky Sall à l’élection présidentielle de 2024".

Invité de l’émission JDD, ce dimanche, le porte-parole de la coalition Benno Bokk Yakar (BBY), Papa Mahawa Diouf a tenté d’éteindre cette polémique. Pour lui, M. Saleh s’est exprimé en tant que militant et non en tant que Dircab du Président. « Nous sommes dans une situation un peu spéciale où nous avons fait le choix de ne pas parler de cette affaire de 2e ou 3e mandat. Ça ne nous intéresse pas. Ce qui nous intéresse, ce sont les élections locales, le cadre de vie des Sénégalais, la résolution des problèmes du pays. On ne peut pas continuer à être sur des agendas politiciens avec ceux qui animent ces débats et qui n’ont aucun projet pour le pays », a-t-il rectifié.

Pour le Directeur de l’ASPTT, ce débat sera tranché le moment venu par les autorités compétentes : « Nous ne sommes pas dans le registre de la divination. Nous sommes dans le régime de la loi et des textes. Ce qui doit être, tout le monde le sait. Ce qui ne doit pas être, tout le monde le sait. Ceux qui doivent interpréter les textes, le moment venu, ils interpréteront. Au final, dans ce pays, il n’y a pas cette question comme enjeu, puisque, ce sont les Sénégalais qui choisissent leurs dirigeants (…) Pour les élections, les candidats déposent leurs dossiers au niveau du Conseil constitutionnel (Cc), qui l’accepte ou qui ne l’accepte pas. Mais ce n’est pas ça le débat".

Néanmoins poussé dans ses retranchements par Khalifa Diakhaté au cas où le Conseil constitutionnel invaliderait la candidature de Macky Sall, Pape Mahawa Diouf finit par rétorquer : "Que le Conseil constitutionnel accepte ou qu’il ne l’accepte pas, ce sont les cartes d’électeurs des Sénégalais qui comptent".

Babacar FALL
Photo : Abdoulaye SYLLA

31 octobre 2021