PAR...COURS : IDRISSA SECK, LE PERSÉVÉRANT

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PRÉSIDENTIELLE 2019

Intelligence et expérience caractérisent la candidature de cet auditeur plongé dans la politique dès son plus jeune âge. Après 2007 et 2012, ce vieux routier de la politique sénégalaise qui boucle quatre décennies de militantisme engage une troisième tentative de briguer le suffrage des Sénégalais pour occuper le palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor.

« Fini pour la politique ! », disait-on en 2012. Avec 8% des voix au premier tour, Idrissa Seck subit de plein fouet les conséquences de sa présence à la Place de la nation (pour protester contre la candidature de Wade) et ses relations troubles avec Wade (audience de 2007, réintégration dans le PDS en 2009).
Sept ans plus tard le président du Conseil départemental de Thiès (depuis 2014) revient en force pour cette présidentielle. Bénéficiant des soutiens de Malick Gakou, Bougane Gueye Dany, Khalifa Sall, entre autres, tous d’anciens candidats déclarés mais recalés au parrainage.

La reconquête

Durant un long moment de silence il a sillonné le pays, à la rencontre des compatriotes. Son objectif affiché : « Restaurer la confiance avec le peuple ». La même stratégie qu’il adopte pour le début de cette campagne, alternant caravanes et meetings. Une occasion de démontrer ses qualités d’orateur aux discours pleins de références à la religion islamique.
Pour briguer la magistrature suprême « Ndamal Kadior » compte bien mettre à profit son expérience d’homme d’Etat plongé dans le militantisme depuis son jeune âge. Déjà à 29 ans, il dirige la campagne d’Abdoulaye Wade à la présidentielle de 1988. Cette première entrée en matière ratée ne décourage pas le jeune politicien qui reprend le chemin de l’université aux USA pour acquérir un « bagage intellectuel solide et une indépendance financière ».
C’est dans le gouvernement d’union nationale de 1995 qu’il fait son retour comme ministre du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrialisation, aux côtés d’Abdoulaye Wade et Ousmane Ngom. Plus tard à la présidentielle de 2000 Idrissa Seck est directeur de campagne du futur président de la République Abdoulaye Wade dont il sera le Premier ministre en 2002 après avoir assuré la direction du cabinet du président de la République.

Le divorce avec Wade

L’affaire « des chantiers de Thiès » signe le glas de son ascension politique. Arrêté le 23 juillet 2005, il sort six mois plus tard, avec un non-lieu, des accusations de détournement de fonds, corruption, faux et usage de faux, atteinte à la défense nationale et à la sûreté de l’Etat.
Idy se détache du PDS et fonde son parti Rewmi avec lequel il se présente à la présidentielle de 2007. Le maire de Thiès d’alors (2002-2014) termine derrière son mentor politique Abdoulaye Wade qui passe haut la main au premier tour avec 55 % des suffrages.

« Mara », comme l’appellent les intimes a appris le coran avant d’intégrer l’école Randoulène Sud 2 de Thiès pour son cycle primaire puis le collège Saint-Gabriel de Thiès pour son cycle secondaire. Le bac en poche en 1981 il passe ses diplômes universitaires à l’Ecole des hautes études commerciales, à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’université Princeton des Etats- Unis.

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