PARITÉ AU SÉNÉGAL : FATOU SOW SARR DRESSE UN BILAN MI FIGUE MI RAISIN

news-details
JURY DU DIMANCHE

Devant le Jury du dimanche, Fatou Sow Sarr, socio-anthropologue et directrice de l’Institut du Genre et de la Famille s’est prononcée sur la loi sur la parité, dix ans après son adoption. Et a dressé un bilan mitigé de cette loi. « Si nous regardons sur le long terme, il y a des avancées remarquables qui ont été réalisées dans ce pays. En 1960, on était que 3% de femmes alphabétisées. Si on regarde aujourd’hui, on est satisfait parce qu’on a 46 % de femmes alphabétisées », fait-elle remarquer.

« CHAQUE BRACK AVAIT UNE LINGUÈRE »

A son avis, là où les femmes sont moins représentées, c’est dans la haute administration. « Ce n’est pas normal qu’on tourne autour de 14 % dans la haute administration. C’est extrêmement faible. C’est anormal d’autant qu’on a suffisamment de femmes compétentes », dénonce-t-elle avant de demander au président de la République de faire des efforts sur ce point. « Pour nous, on doit dépasser la parité pour arriver dans le binôme. Parce que, j’ai découvert que dans le Walo chaque pouvoir masculin avait son pendant féminin, chaque Brack avait une Linguère élue. Avec la parité, quand les listes sont impaires, c’est toujours des hommes qui vont à la tête. Mais, quand on aura un binôme, un poste de député ne sera jamais un poste unique. A partir de ce moment, nous arriverons à l’égalité parfaite entre les hommes et les femmes sur ces questions », plaide-t-elle.

Dans le même sillage, elle invite les femmes à se battre pour occuper le devant de la scène. « Les femmes ont le droit de se battre pour être présidente de la République. Si la femme a le meilleur profil pour être président de la République qu’elle prenne la présidence de la République. Je pense que diriger un pays, c’est le meilleur profil pour l’intérêt de tous les Sénégalais. Ce ne sera pas une question d’homme ou de femme », dit-elle.

Vous pouvez réagir à cet article