PASTEF ACCUSE ABDOULAYE DIOUF SARR

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SACCAGE DE SES LOCAUX À YOFF

Le siège du Pastef sis à Yoff a été mis à sac dans la nuit du mercredi au jeudi par des nervis encagoulés. Au lendemain de cette attaque, la permanence du parti de Ousmane Sonko ne désemplit pas. Elle est prise d’assaut par quelques militants du parti venus s’enquérir de la situation. A l’intérieur, le siège est sens dessus-dessous. Des chaises cassées par-ci, des tables renversées par-là. Plus loin, on aperçoit un ordinateur et une télévision endommagés. Des débris de verre jonchent le sol. Les lampes électriques sont également détruites. Quatre éléments de la Brigade de recherches de la gendarmerie, visiblement très occupés, font des constats et prennent des notes. Ils font fi de la présence des journalistes et ne pipent mot. Et font leur travail dans un silence total.

S’adressant à la presse, Birame Soulèye Ndiaye, administrateur général du Pastef, n’y est pas allé par quatre chemins pour balancer le nom de celui qui serait le commanditaire de cette attaque. Il indexe du doigt le ministre de la Santé et de l’Action sociale et non moins maire de Yoff. A la question de savoir s’il a les preuves de ses accusations, Birame Soulèye Ndiaye de rétorquer : « Selon celui qui était préposé à la sécurité, quand les assaillants sont venus ils disaient ’’ Yoff appartient à Diouf Sarr, quittez les lieux’’ ». Le vigile des locaux s’en est sorti en escaladant le mur.

« Ce sont des actes odieux qu’aucun démocrate, qu’aucun républicain ne saurait accepter », a dénoncé M. Ndiaye. Qui informe qu’une enquête est ouverte pour tirer cette affaire au clair. « On fait confiance en la justice sénégalaise. Nous sommes convaincus que les auteurs de cet acte seront identifiés et arrêtés. Nous acceptons que nous sommes dans un pays démocratique même si aujourd’hui l’Etat de droit part en lambeaux », a déclaré Birame Soulèye Ndiaye.

L’administrateur de Pastef appelle les militants à ne pas répondre à la provocation. « On va continuer notre projet politique tranquillement. Nous voulons rester des citoyens. On aurait pu être dans une logique de vengeance mais, on ne le fera pas. Ce qu’on attend c’est que la justice réagisse, que les auteurs et commanditaires soient arrêtés et traduits en justice », martèle-t-il. Avant de demander aux observateurs internationaux de réagir avant que la situation n’empire.

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