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« PATIENTS ET ÉQUIPE MÉDICALE EN DANGER », (CME)

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L’hôpital Aristide Le Dantec (HALD) alerte au lendemain de l’affaire Astou Sokhna, morte en couches dans des conditions troubles, après son arrivée à la maternité du centre hospitalier régional Amadou Sakhir Mbaye de Louga.

Face à la presse ce mercredi 13 avril, le président de la Commission médicale d’établissement (CME), regroupant tous les chefs de services de l’HALD, Pr Alain Ndoye a averti que « dans un hôpital de référence, il (leur) est impossible de réaliser en urgences certaines analyses biologiques de base. »

Dans ce sillage, il a ajouté que « le seul scanner de l’hôpital est en manne depuis deux mois. » Pire, « certains services menacent de s’écrouler », a-t-il relevé. Ce qui fait que « le mécontentement des usagers est perceptible et ils se retournent directement contre les praticiens et agents paramédicaux. »

Poursuivant ses propos, le praticien a rappelé que « même si on ne peut pas garantir la guérison à tous les patients qui fréquentent l’hôpital, notre responsabilité est de nous assurer que les moyens mis à notre disposition sont suffisants pour la prise en charge d’un patient en situation d’urgence ou non. » « Nous avons donc le devoir d’avertir lorsque l’absence de moyens met en danger les patients d’abord et l’équipe médicale ensuite », a-t-il clos.

« Devant la dégradation continue des conditions de prise en charge des malades mettant parfois en danger leur vie », la CME de l’hôpital insistait, dans un communiqué rendu public mardi, « de la nécessité d’interrompre très prochainement les activités de soins ».

Dié BA

13 avril 2022


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