PATRIMOINE D’IDRISSA SECK SUR LA PLACE PUBLIQUE : L’OFNAC SE DÉDOUANE

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POLITIQUE

La divulgation du patrimoine attribué à Idrissa Seck, récemment nommé Président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) créerait un malaise au plus haut sommet de l’Etat et l’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), chargé de recevoir les déclarations de patrimoine des autorités publiques, ne veut surtout pas passer pour le délateur masqué.

Dans un communiqué parvenu à Emedia.sn, l’OFNAC se dédouane totalement de leur divulgation, sans infirmer ni confirmer les informations parues sur la presse, concernant la fortune d’Idrissa Seck. « Les personnes qui sont préposées à la réception et à la conservation de ces documents sont toutes assermentées et les procédures mises en place en la matière, ne permettent aucune violation des données personnelles des assujettis. En conséquence, l’OFNAC ient à préciser que les informations dont il est fait état dans ledit article n’engagent que leurs auteurs et ne sauraient émaner de ses services. » Tel est l’économie d’un communiqué qui ne renseigne pas plus que ça sur la véracité des informations publiées cette semaine.

Le 29 janvier dernier, Idrissa Seck a déclaré son patrimoine à l’OFNAC, conformément à l’article 2 de la loi 2014.17 du 02 Avril 2014, qui impose cet exercice de transparence au Président et au Premier Questeur de l’Assemblée nationale, aux membres du gouvernement (Premier ministre et ministres), au Président du CESE, à tous les administrateurs de crédits, les ordonnateurs de recettes et de dépenses, les comptables publics effectuant des opérations portant sur un total annuel supérieur ou égal à un milliard (1.000.000.000) de francs CFA, tandis que le chef de l’Etat lui fait sa déclaration de patrimoine devant le Conseil constitutionnel.

QUAND LES AUTORITÉS TRAINENT LES PIEDS POUR DÉCLARER LEUR PATRIMOINE

Il y a près d’un an, en mars 2020, l’OFNAC, dans ses rapports 2017 et 2018 alors rendus au chef de l’Etat, déplorait le fait que plus de 400 autorités concernées tardaient à se soumettre à la déclaration de patrimoine. Cinq mois plus tard, en conseil des ministres, le mercredi 15 juillet 2020, Macky Sall avait rappelé l’impératif à tous ses collaborateurs concernés de s’y conformer, quelques jours après la réception des Rapports sur l’état de la Gouvernance et de la Reddition des Comptes, produits par l’Inspection générale d’Etat (IGE), sur la période 2016 à 2019.

Au lendemain de sa déclaration de patrimoine, faite à l’aide d’un notaire et d’avocats parisiens, plusieurs biens, notamment une immense assiette foncière, ont été attribués au leader du parti Rewmi, devenu allié du président de la République.

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