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PATRIMOINE, LE COMBAT DE SALLY ALASSANE THIAM

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Au cours d’une cérémonie de dédicace au Musée des Civilisations noires de Dakar, le président de l’ONG Afrique Patrimoine, Sally Alassane Thiam a présenté son livre “Mon combat pour le patrimoine de l’Afrique”. Un livre préfacé par le président de la République Macky Sall. La cérémonie fut rythmée par la musique traditionnelle peulh, le “Yella” et par une musique plus moderne (le Mbalax de Pape Diouf et le Rap d’Elzo Jamdong) ; un clin d’œil à “l’enracinement et l’ouverture” cher Senghor.

Au Sénégal, “le patrimoine n’est pas respecté” lance le président de l’EMAD (Entente des Mouvements et Associations de développement) Abdou khadre Gaye qui encourage M. Thiam dans son difficile combat pour le patrimoine africain. Il poursuit : “le patrimoine immatériel peut être conserver avec la plume” grâce à ce genre de livre. Dans la même lancée, SEM Michel Régis Onanga Ndiaye, Ambassadeur du Gabon au Sénégal affirme que le combat du président d’Afrique Patrimoine “est un combat africain, avant de rajouter, nous avons un devoir de le léguer à nos enfants et à nos petits-enfants". Des témoignages venant de représentants de l’Etat, d’amis enfance ou de sa famille ont ému M. Sally Alassane Thiam avec la présence, faut le préciser aussi, de ses parents, sa femme et plusieurs membres de la famille.

Entre diagnostic et remèdes
Dans son discours, l’auteur du livre est revenu sur les grandes lignes de son œuvre et annonce les solutions que propose l’ONG Afrique Patrimoine pour réussir le combat de la préservation du patrimoine africain, un patrimoine qu’il définit comme pouvant être le pont entre l’Afrique et l’Europe.

Après avoir remercié son équipe et ses soutiens comme le président de la République, M. Thiam déclare que l’objectif de son livre, c’est “la prise de conscience de la jeunesse africaine” parce que “la culture africaine a du mal à décoller, à prendre son envol international”. L’auteur dénonce la sous-représentation de la culture africaine sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO (106 sites africains sur 1 154). Selon lui, la reconnaissance des patrimoines permet de renforcer la connaissance des pays dans le monde et peut booster le tourisme. Et, pour que ces sites soient reconnus, il faut que la jeunesse et ses dirigeants combattent ensemble car “personne ne le fera à notre place” se justifie-t-il.

Pour y arriver, l’Afrique a besoin de dirigeants qui soutiennent sa jeunesse dans ce combat. Sur le plan continental, les pays africains doivent “se concerter” et “s’unir”, donc l’ONG va proposer la création d’un Label africain du patrimoine pour “qu’on puisse, nous africains, faire notre propre système de cotation, qu’on puisse les lister et les connaître”, explique le président de l’ONG. Il propose, par ailleurs, le partage des objets africains qui se trouvent à l’extérieur du continent pour que les Africains puissent en profiter, “les jeunes africains ont également droit à ce patrimoine”. Il devrait y avoir une concertation qui réunit “les États africains et les États européens pour une convention” qui permettrait de régler le problème de restitution des objets culturels à l’Afrique. C’est dans ce cadre que l’ONG Afrique Patrimoine va aussi proposer la tenue d’un forum international du patrimoine Africain dont la première édition se tiendra à Dakar.
Pour finir son allocution, il rappelle à la jeunesse qu’on “ne peut absolument rien faire dans nos pays" si l’éducation n’est pas au cœur de nos enjeux de développement”.

Le président préface le livre et “soutien son combat”
Des représentants de l’Etat y sont aller de leurs mots d’encouragements et de soutiens. Le secrétaire général du gouvernement Alioune Badara Diop affirme que “porter ce combat pour tout l’Afrique mérite d’être accompagné”, sans oublier le président du Mouvement « ESSENTIEL », Aliou Sow qui manifeste son soutien au combat de M. Thiam. De son côté, le représentant du cabinet du Président El Hadji Hamidou Kassé, ministre conseiller culturel, s’adressant à M. Thiam, explique que “le Président à accepter de préfacer ton livre parce qu’il croit en ton combat”. Il assure que “c’est un combat juste qui touche à ce que le Président appelle africanité”.

Harouna DIENG (Stagiaire)
Pape Doudou DIALLO (Photo)

7 novembre 2022


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