PÈLERINAGE-LES RECOMMANDATIONS DU SECTEUR PRIVÉ POUR UN MEILLEUR HADJ

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RELIGION

« C’est une journée de contributions mais pas de confrontations encore moins d’épreuves de forces ». La rencontre nationale d’évaluation de la saison précédente 2019 (1440, calendrier musulman) tenue par le regroupement national des organisateurs privés pour le ’’Hajj’’ et la ’’Umrah’’ au Sénégal, s’est ainsi ouverte par la déclaration du président du regroupement, Colonel Moustapha Diongue.

Fédérateur, l’organisation de la journée d’évaluation croit dure comme fer à l’existence de « la communauté du hajj ». L’objectif de la rencontre, dit-il, « est d’avoir des résolutions claires et précises, permettant d’améliorer l’organisation du pèlerinage à la Mecque », en perspective de l’édition prochaine. Pour ce faire, il en appelle « au sens de la responsabilité, au dépassement des intérêts personnels, pour un pèlerinage de référence ».

Préoccupations des voyagistes

Par ailleurs, dans un document transmis à la presse, le secteur privé a listé ses problèmes. Lesquels tournent autour de sept (7) points dont le transport aérien, la restauration à Mouna, Arafat et à la Mecque, les visas des étrangers et l’introduction envisagée de l’IATA. S’agissant du dernier point, les concernés souhaitent que celle-ci « n’impacte pas négativement les agréments et les quotas déjà existants. » Le privé réclame le « respect de la volonté exprimée par le chef de l’Etat de procéder à un retrait de l’Etat sur le convoyage des pèlerins », et un « quota normal de 15 mille pèlerins pour le Sénégal afin de répondre à la forte demande des candidats sénégalais au Pèlerinage ».

Concernant le transport aérien, Diongue et ses camarades demandent que « les négociations avec la compagnie choisie par l’Etat se fassent avec les voyagistes privés qui convoient la majorité des pèlerins ». Pour l’édition 2019 du pèlerinage aux Lieux saints de l’islam, 11 000 des 13 000 pèlerins sénégalais ont été convoyés par des agences de voyage privées. La baisse du prix du billet est également sollicitée. Le prix du package a été maintenu à 2,6 millions de francs CFA, comme l’année dernière.

Les recommandations du privé

Pour la restauration dont des pèlerins se plaignent, le collectif des voyagistes privés mis en place l’année dernière est invité à « anticiper et se rapprocher des Moutawifs des 4 bureaux pour une bonne gestion » dudit volet.
Ancien Ambassadeur du Sénégal en Arabie Saoudite, et actuel Secrétaire permanent au niveau de la Délégation générale au Pèlerinage à la Mecque (DGP), Pape Ousmane Seye, a transmis le message du Pr Abdoul Aziz Kébé : « Nous attendons ces conclusions pour les examiner » pour une meilleure organisation du hajj.

Poursuivant, il ajoute : « Actuellement, la DGP tient une journée d’étude à l’hôtel Radisson Blu dans le souci d’échanger avec les responsables de regroupements désignés par les organisations privées afin de mieux organiser l’édition prochaine du pèlerinage (2020 – 1441). Nous constituons une seule famille, celle du pèlerinage. La communauté du pèlerinage comme toute communauté rencontre des difficultés. Il y a souvent des contentieux. »

Mis en place depuis 2016, le comité de conciliation a réglé, l’année dernière, 18 cas de contentieux entre privés et partenaires saoudiens ou sénégalais. « C’est pourquoi, nous renouvelons notre appel pour que les contentieux soient portés à la connaissance de la DGP et éviter devant la justice sénégalaise. Ce qui nous retarderait », lance l’Ambassadeur.

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