PETITS SECRETS ENTRE SAGES

news-details
DÉLIBÉRATION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL

On lève le voile sur la journée de délibération, du 14 janvier, au Conseil constitutionnel.

Dimanche, les 7 sages ont passé la nuit au Conseil. C’est un peu vers 9 heures du matin qu’ils ont chacun quitté leur domicile pour n’en ressortir que le lendemain matin, lundi, 14 janvier. Ils ont délibéré toute la nuit. La décision a été rendue à l’unanimité.

À 8 heures tapantes, les cinq candidats à la présidentielle sont connus. Macky Sall, Ousmane Sonko, El Hadji Issa Sall et Madické Niang. Sans surprise, Khalifa Sall et Karim Wade sont recalés. Ils ont tous deux été bloqués pour leur condamnation à une peine d’emprisonnement pour enrichissement illicite.
Suffisant pour les états major des partis d’annoncer la riposte. Mais derrière, les cris d’orfraie, la réalité des documents. « Beaucoup ont été invalidés à cause d’incohérences dans leurs dossiers. Des prototypes de liste de parrainage ont été distribués et certains n’ont pas respecté les normes. Concernant les cas Karim Wade et Khalifa Sall ils ont perdu leurs droits civils et politiques », confient des sources. Concernant les parrainages, le minimum requis était de 53.457 parrains validés soit 0,8 % du fichier électoral et 65 000 parrains au plus, ce qui correspond à 1% du fichier. Malick Gakou a, lui, déposé plus qu’il ne devait. « Dès lors, que l’on dépasse la barre des 1% le dossier du candidat devient irrecevable. Ce qui a été le cas de Malick Gakou qui a dépassé le maximum requis », renseigne des sources.
Mais, ce n’était pas les seuls couacs relevés lors du contrôle des candidatures.

Des parrainages fantaisistes

C’était fréquent. Dans beaucoup de dossiers, l’on a retrouvé un parrain pour plusieurs candidats. Autres motifs de rejets constatés : des fichiers inexploitables comme ce fut le cas de Aïssata Tall Sall. Qui a présenté dans la rubrique diaspora de sa fiche de parrainage des électeurs habitant à Fandaye. Mais il n’y avait pas que le dossier de la maire de Podor qu’il y avait des incohérences. Celui de Amsatou Sow Sidibé présentait pour le moins de nombreuses bizarreries. Le nom de la mère qui figurait dans l’acte de naissance du leader de Caar Leneen n’est pas le même indiqué dans son casier judiciaire. Dans le premier, il est écrit Souleymatou Diao, alors que dans le second, c’est le nom de Fatou Hann qui y figure. Autre grief qui lui a été reproché : le fichier qu’elle a remis au greffe du Conseil constitutionnel. « Le fichier a failli endommager le logiciel. Il comportait des liens qui présentaient de réels dangers. Le Conseil lui a d’ailleurs signifié dans son procès verbal l’arrêt du traitement des parrainages
pour cause fichiers inexploitables. L’ordinateur n’a pu y accéder et a signalé un code sécurité. Ce qui ressemblait fort à un sabotage », renseignent nos interlocuteurs. Qui plus est, Amsatou Sow Sidibé n’a pas déposé de caution. Il en est de même que Serigne Mansour Sy Djamil qui a déposé une attestation de chèque photocopié.
Mais son dossier n’était certainement pas le plus cocasse. Le candidat Moustapha Mbacké Diop a présenté une fiche avec 3000 parrains et une hypothèque de maison comme caution.

Vous pouvez réagir à cet article