PLAIDOYER POUR DES TOILETTES PROPRES ET DES SERVIETTES HYGIÉNIQUES A L’ÉCOLE

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Éducation

D’après son initiatrice, Wasso Tounkara, formatrice en activisme artistique, tout est parti d’une inquiétude partagée sur son compte Facebook. Le post a reçu beaucoup d’adhésion notamment de parents d’élèves. "J’ai eu beaucoup de retours de parents d’élèves, confie-t-elle, à Emedia. Ils m’ont exprimé leurs inquiétudes par rapport à l’état des toilettes de certains établissements."

Les ministères de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, de la Jeunesse, Néné Fatoumata Tall, de la Femme, de la Famille et du Genre, Ndeye Sali Diop Dieng, sont interpellés. "La motivation, c’est que ces ministères ciblés puissent prendre leurs responsabilités, en faisant eux-mêmes l’état des lieux, en prenant des décisions, et en faisant un suivi sur ces dispositifs-là mis en place mais aussi qu’ils veillent à ce qu’il n’y ait pas une inégalité au niveau des établissements. J’ai des images que je ne peux pas partager. Mais, c’est vraiment déplorable", précise notre interlocutrice.

Car, le constat est là, selon elle, "l’autre point, c’est un fait qui a toujours existé. Chaque journée internationale des filles, on sensibilise sur le fait que les serviettes hygiéniques doivent être disponibles à l’école. Donc, il y a le ministère de l’Éducation, qui donne un carton scolaire. Dans celui-ci, c’est des dons qui sont faits aux établissements. Certains établissements en reçoivent, d’autres pas. Je ne sais pas pourquoi. Certains établissements qui le reçoivent le gèrent bien. C’est-à-dire qu’ils font tout pour que la jeune fille en bénéficie. Parce que dans ces cartons, il y a des serviettes hygiéniques.

Maintenant, force et de reconnaître que dans la banlieue, il y a toujours des écoles qui n’ont pas de toilettes. Tout de suite, une amie m’a dit qu’elle était partie, avec ses amies, visiter une école. Et, le directeur leur a dit qu’ils sont obligés de fermer le robinet. Parce qu’ils n’ont pas les moyens pour payer les factures. Mêmes les factures d’électricité, ils ne peuvent pas les payer. Donc, c’est des réalités qui sont là".

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