POUR ABDOULAYE SOW, AUGUSTIN SENGHOR "NE S’AGRIPPE PAS" À LA PRÉSIDENCE

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ÉLECTIONS FSF

Abdoulaye Sow, vice-président de la Fédération sénégalaise de football (FSF) répond aux torpilleurs du consensus autour de la candidature de Me Augustin Senghor. Selon le ministre le ministre de l’Urbanisme, du Cadre de vie et de l’Hygiène publique, la procédure est liée au retrait de la candidature de Me Augustin Senghor, au protocole de Rabat, soumis par la FIFA, au profit du sud-africain, Patrice Motsepe, actuel président de la Confédération africaine de football (CAF). Et en tant que vice-président de l’instance continentale, Me Augustin Senghor, a besoin "d’avoir une base".

Par ailleurs, "la démocratie, c’est la représentativité. Tant que les clubs continueront à nous faire confiance, nous resterons à la tête de ce football", a-t-il asséné. "Pour que notre football revienne à la norme. Pour que la maîtrise de notre football soit tenue. Qu’on te dise maintenant Senghor avait dit, je ne ferai pas un 4e mandat, c’est mon dernier mandat, je vais passer la main. Oui, Senghor l’avait dit. Parce qu’il faut aussi qu’on se dise la vérité. Mais ce que les gens ne veulent pas, c’est analyser le contexte d’alors par rapport à celui) d’aujourd’hui. Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? C’est cela qu’on doit expliquer. Il n’a pas changé. D’abord, Senghor ne s’est pas présenté, ce sont les 14 présidents de Ligue qui ont décidé de le présenter, en dehors des interventions des personnalités qui sont allées vers lui pour lui dire : ’’il faut te présenter".

Convaincu que si tous les Sénégalais lui avaient demandé et qu’il n’y avait pas ce contexte, il ne se serait pas présenté, Abdoulaye Sow révèle que Me Senghor lui dit dans son bureau : ’’Je vais à cette élection (CAF), si je gagne, je dirige l’Afrique, je ne gagne pas, je mets une croix dans ma carrière sur le football’’. Ça, c’était clair. Mais qu’est-ce qui s’est passé ? Il a fait une belle campagne, soutenu par le chef de l’État, (Macky Sall). Plus de 27 pays ont donné leur accord. C’est parce qu’il y a eu la menace de la candidature de Senghor, soutenu par les collègues des présidents de Fédérations qui le connaissaient mieux que les autres, que la FIFA a décidé de négocier le retrait de la candidature de Senghor. Le chef de l’État s’est opposé à ça, en disant de continuer notre campagne et de nous battre. Mais la FIFA a continué, il y a eu des enjeux africains. L’Afrique devait rester unie, (c’est alors) que le président nous a appelés pour nous dire qu’il ne faudrait pas que le Sénégal soit à l’origine d’une cassure en Afrique. (Pour que) le Sénégal ne perde pas la face, si on vous propose le poste de vice-président, je pense après analyse que vous devriez pouvoir accepter. Matar Bâ était là, Saër Seck, et c’est à 02 heures du matin, au Burkina Faso."

Se justifiant par le fait qu’un poste de 1er vice-président a aussi besoin d’avoir une base de légitimité locale (le président de la CAF étant élu pour quatre ans alors que les vice-présidents sont soumis à la règle des tiers sortants), le ministre et vice-président de la fédération sénégalaise estime que si Senghor perdait le fauteuil présidentiel, il se fragiliserait. "Les gens le craignent parce qu’il n’est pas dans les compromis, dans les deals. Donc, forcément, il fallait qu’il y ait une base qui le soutienne. C’est cela qui nous a fait évoluer, nous avec lui. Quand Saër est venu me voir, je lui ai dit que je ne suis pas candidat mais si toi tu te présentes, je te soutiendrai. Même Saër quand il a dit à Senghor, ’’tu avais dit que tu te représenterais plus’’, je lui ai dit Birago Diop m’a appris en littérature, ’’quand la mémoire va chercher du bois, elle ramène le fagot qui lui plait". Tu as ramené le fagot de Senghor, ramènes-toi aussi le fagot que tu avais. Il m’a dit ’’quel fagot ?’’. Je lui ai rappelé ses propos : ’’Tant que Senghor est candidat, tu ne pourras pas être candidat contre lui’’. Je lui ai dit ça même si c’est mon ami, même plus que Senghor. C’est ça la vérité."

Face aux acteurs du football, chargés voter le 7 août prochain, Ablaye Sow refuse de présenter son candidat comme quelqu’un qui se dédit. "On ne s’agrippe pas. Si vous ne votez pas pour nous, on va partir haut la main. C’est parce que nous avons votre confiance que nous sommes là, le jour où vous nous retirer cette confiance nous partirons... Saër (Seck), Mbaye Diouf Dia et Louis Lamotte ont renoncé à leurs ambitions pour être ensemble avec nous. Il reste encore beaucoup de choses à faire. Dans nos ligues (et) dans nos clubs, il y a encore des problèmes. D’ailleurs, si on veut interdire un 3e ou un 4e mandat, qu’on aille jusqu’au bout. Parce que dans nos clubs, des présidents exercent depuis quarante ans. Au sein des ligues, moi-même j’ai un 4e mandat, à Kaffrine. Pourquoi on n’en parle pas ? La démocratie, c’est la représentativité. Tant que les clubs continueront à nous faire confiance, nous resterons à la tête de ce football".

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