POURQUOI LE PORT DU MASQUE POSE PROBLÈME

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LINGUERE

Un sondage réalisé par les autorités municipales de Linguère a montré pourquoi le port du masque est délaissé dans cette ville. Selon les résultats de l’étude, le premier réflexe des personnes interrogées, est de sortir le masque de leur poche. Ce qui est problématique.

« A différents endroits de la ville, nous leur avons demandé ’’où est votre masque ?’’, le premier réflexe, c’est de sortir le masque de la poche, révèle Alpha Sarr, le chargé de la communication de la Mairie de Linguère, repris par Radio Sénégal. Cela veut dire que l’individu ne porte pas son masque. Ce qui pose problème aujourd’hui, c’est leur utilisation. Il faut que nous comprenions que ces masques-là constituent quelque chose de nouveau pour nous, de gênant pour nous. Mais c’est quelque chose d’utile, de fondamentale dans la protection, dans la sauvegarde de nos vies. C’est une question de vie ou de mort. Il faut que les citoyens soient conscients de cela. Nous avons changé de concept parce qu’avant c’était de se barricader et de laisser passer le virus. Maintenant, on parle d’apprendre à vivre avec le virus. Nous avons compris que ce virus-là n’allait pas quitter nos frontières de sitôt. Donc apprendre à vivre avec le virus rime avec apprendre à se protéger du virus. Et apprendre à se protéger du virus, c’est faire usage des gestes-barrières, fondamentalement du port du masque. Nous sommes pratiquement à l’heure du déconfinement, les rassemblements, on le sent, commencent à se rétablir. Les gens vaquent tranquillement à leurs activités. Ce masque-là est un outil indispensable. »

A l’en croire, « il n’est pas question de laisser passer » parce qu’il « faut qu’on trouve des solutions » par rapport à ce relâchement. « La négligence doit impérativement cesser », tranche le collaborateur de l’édile de Linguère, Aly Ngouille Ndiaye.

Dans la foulée de l’assouplissement des mesures de restriction, le même Aly Ngouille Ndiaye, cette fois-ci, en tant que ministre de l’Intérieur, a brandi un arrêté, rappelant le maintien de l’interdiction des rassemblements et manifestations sur la voie publique. Et que l’autorisation des réunions dans les lieux publics ou privés, et des rassemblements dans les lieux publics tels que les restaurants, les casinos, les marchés, les lieux de culte, est assujettie au respect des gestes-barrières.

D’autant plus que l’heure est grave. « Nous sommes sous stress », a alerté Dr Abdoulaye Bousso, le Directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS), faisant le bilan des trois mois de la présence du virus au Sénégal. « Ce qui est sûr c’est que le virus est en train de circuler dans le pays. Ce n’est pas parce que la libre circulation des personnes a été autorisée que la maladie va disparaitre. La maladie est toujours là, sa transmission est active et elle se poursuit. C’est aujourd’hui, plus qu’encore, qu’il faut respecter les mesures parce que l’indicateur des cas graves risquent d’augmenter et nos hôpitaux n’auront pas la capacité de faire face à ces cas graves », a-t-il averti, inquiet.

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