POURQUOI LES PAYSANS BRADENT LEURS GRAINES D’ARACHIDE

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KAOLACK

Une situation devenue récurrente. Les paysans bradent leurs récoltes à moins de dix jours du démarrage de la campagne de commercialisation de l’arachide, fixée au 3 décembre prochain.
« On est dans les loumas du Saloum et partout dans les villages, les paysans sont en train de vendre leurs graines entre 150 et 180 FCFA », indique Ibrahima Badiane, le président de l’association des paysans du bassin arachidier, au micro du correspondant de iRadio à Kaolack.
Ce que Baye Cissé, Secrétaire général de la Fédération des opérateurs privés des stockers et transporteurs, regrette. « Dans cette situation, déplore-t-il, nous ne pouvons rien faire du moment qu’on a déjà proposé un prix à 210 FCFA et, on a aussi proposé le démarrage de la campagne pour le 3 décembre. Si les paysans pouvaient attendre, ils feraient de meilleures affaires. »
Justement, réplique Ibrahima Badiane, l’attente est un luxe que les concernés ne peuvent pas s’offrir face aux urgences de l’heure. Il explique : « Le producteur n’a pas de salaire. Ce qu’il a, c’est sa production. Dès qu’il est confronté à des problèmes et qu’il a besoin d’argent, il est obligé de vendre ses graines. »
Le gouvernement est interpellé.

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