POURQUOI TOUS LES CENTRES DE TRAITEMENT DE LA COVID-19, SAUF FANN ET DALAL JAMM, ONT ÉTÉ FERMÉS

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GESTION DE LA PANDÉMIE

Dès les premières heures de l’apparition de la maladie du coronavirus, jusqu’à 38 centres d’hospitalisation ont été ouverts dans différentes zones du territoire national pour prendre en charges les patients déclarés positifs au virus SARS COV 2. Une équipe d’Emedia a fait le tour pour constater l’évolution du dispositif ainsi mis en place.

Toutefois, à la faveur de la tendance baissière notée entre fin octobre et mi-novembre, tous les centres de traitement ont été fermés, à l’exception du tout-premier qui a vu le jour au Sénégal, celui de l’hôpital Fann, et de celui de Dalal Jamm, dans le département de Guédiawaye.

Depuis le 20 octobre, à part ces deux centres, aucun autre centre n’accueillait de patients. Ouvert le 28 avril 2020, le centre de traitement de l’hôpital Aristide Le Dantec a été fermé le 5 novembre 2020.

« On a cessé de prendre des malades du coronavirus depuis quelques temps. Lorsque tous les malades qui étaient internés dans ce centre ont été déclarés guéris, nous avons jugé nécessaire de fermer le centre », nous a fait savoir Dr Moustapha Sakho, médecin du travail de l’hôpital A. Le Dantec. En effet, ce centre, situé en centre-ville, comptait 37 lits pour les patients asymptomatiques et 2 autres pour la prise en charge des cas graves.

Cependant, Dr Moustapha Sakho renseigne que l’hôpital avait utilisé ses propres ressources pour assurer la prise en charge des malades atteints du nouveau coronavirus. Ainsi, informe-t-il, des infirmiers, des médecins, des ambulanciers, des brancardiers, des hygiénistes et des techniciens de surface ont été mobilisés pour la réussite de la mission.

"C’est une restructuration... On n’est pas à l’abri d’une deuxième vague"

Contacté par Emedia, Dr Abdoulaye Bousso, Directeur des Opérations d’Urgences Sanitaires du ministère de la Santé et de l’Action sociale et Coordonateur de la riposte contre la Covid 19 indique que les centres de traitement ne sont pas définitivement fermés. À l’en croire, il s’agit plutôt d’une restructuration parce qu’il y a moins de patients maintenant.

« On a allégé le dispositif. Il fallait réajuster la stratégie. On ne va pas ouvrir tous les centres, mobiliser tout le personnel alors qu’il n’y a pas de malade. L’hospitalisation des patients du coronavirus est centralisée entre Daalal Jamm et Fann. Mais, au niveau de chaque région, il y a un hôpital qui a les capacités de recevoir des patients. Il faut réorganiser le personnel en fonction du nombre de malades. Le nombre de malades diminuant, nous avons restructuré le dispositif et pour le moment, il n’y a aucun problème », rassure le Dr Bousso.

Par ailleurs, il s’est prononcé sur une probable deuxième vague de la maladie du coronavirus, une hypothèse qui inquiète de plus en plus avec la nouvelle hausse constatée dans les cas déclarés quotidiennement. Si le nombre de cas actifs avait été de seulement 22 à la date du 11 novembre, la flèche est remontée jusqu’à 146 à la date d’hier, soit en moins de trois semaines.

« Aujourd’hui, on est en train d’avoir une petite variation du nombre de cas comparé à la semaine dernière. On va attendre d’ici la fin de la semaine pour faire une bonne analyse sur l’évolution des cas. Maintenant, nous ne sommes pas à l’abri. De toute façon, nous sommes en train de suivre et de surveiller la situation », soutient-il.

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