PR SONGDÉ DIOUF :« LE KHALIFE NOUS A PERMIS DE DIRE OUF »

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LR DU TEMPS

Recevant l’opposant politique et leader de Pastef / Les Patriotes, Ousmane Sonko, le Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a tancé la classe politique sénégalaise. "La vie humaine prime sur les ambitions politiques. Pour Conquérir le pouvoir, il faut éviter de créer du grabuge, et que toute personne qui provoque la mort ira en enfer", a averti le guide religieux.
D’après le professeur de Philosophie et chroniqueur à Itv, Songdé Diouf, invité de Lr du temps, ce dimanche, 16 mai 2021, Serigne Mountakha Mbacké a permis aux Sénégalais de pousser un ouf de soulagement.

"Même l’élite intellectuelle qu’il s’agisse de journalistes, d’enseignants comme moi, de gens qui trônaient sur les plateaux de télé et de radio, à cette époque de turbulences du mois de mars, ils avaient complètement disparu parce qu’ils avaient peur d’être lapidés sur les réseaux sociaux, d’être rangés dans le camp des mal pensants, ainsi de suite, explique-t-il. Donc, le Khalife nous a amenés à prendre notre responsabilité et à nous montrer que quand le devenir du pays est en danger, il n’y a pas de (tricherie) possible par rapport à la vérité. Et donc, il a pris son courage pour dire ce que nous avons tous pensé sans avoir osé le dire. Et rappeler encore une fois que ce pays-là, il a une histoire, une trajectoire qui lui est propre. Et par conséquent, aucun acteur politique ne devrait véritablement être le fossoyeur de ce pays-là. Donc, moi je dis, le premier élément important, il nous a permis de dire ouf. Parce qu’encore une fois, face à certaines dérives de tout bord, aussi bien du camp du pouvoir que la personne de l’opposant Ousmane Sonko, il y avait des dérives très graves mais auxquelles nous avons justement assisté en spectateurs sans avoir eu le courage de mettre le doigt. Donc, le Khalife a pris ses responsabilités. Il s’est dit que ’’moi, mon rôle n’est pas d’observer et de regarder complètement délabré par des acteurs politiques. Et que mon rôle, c’est de les rappeler aux principes fondateurs de toutes pratiques politiques, le principe des responsabilités’’. Il y a une certaine politique ’’fitneu’’ (nourrie par la violence) qui était en train de voir le jour, et il nous a ramené à certaine forme de politique ’’mbecté’’. Cela veut dire à une politique heureuse, qui a pour finalité le développement et l’essor de l’humain. Il nous a montré encore une fois qu’il y a une façon de faire la politique qui nous est étrangère et que nous ne devions pas importer. Ailleurs, la politique, c’est un duel d’égoïsmes, de chocs d’ambitions démesurées et qui se nourrissent d’une volonté assoiffée de conquérir le pouvoir. Il nous a montré, ici, qu’il s’agisse d’El Hadj Malick SY, de Serigne Touba, de Mame Baye Niass, c’est dans la durée, la patience, dans l’humilité, dans l’effort, qu’ils ont pu bâtir ce qu’ils ont fait".

"Le Khalife général a démontré que sans la religion, la stabilité devient problème", a appuyé son vis-à-vis, le directeur de publication du journal Le Devoir, Pathé Mbodj.

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