PRAIA - DANS LES COULISSES DE LA PRÉ-CAMPAGNE POUR LES SIÈGES DE LA CAF

news-details
AG DE L’UFOA A

Praia est devenue, le temps d’un week-end, la place forte du football ouest africain. Une semaine après la réunion du Comité exécutif de la CAF, à Yaoundé (Cameroun) et à moins de deux mois de la tenue des élections de la Confédération africaine de football (CAF), prévues le 12 mars 2021, la capitale cap-verdienne reçoit l’Assemblée générale de l’UFOA (Union des fédérations ouest africaines de football) zone A qui compte 9 fédérations membres et plusieurs candidats à différents postes pour les prochaines joutes électorales de la CAF.

Entre les présidents Augustin Senghor et Ahmed Yahya (Mauritanie), candidats à la présidence de la CAF, Antonio Souaré (Guinée) et Mustapha Raji (Liberia) candidats à un poste au Comité exécutif, ou encore le Gambien Lamin Kaba Bajo qui, au même titre que le Sierra Léonais Isha Johansen, vise le poste de membre du Conseil de la FIFA, le jeu de lobbying en coulisses s’annonce intense dans l’archipel aux larges des côtes du Sénégal.

Sous la supervision du Directeur du Développement de la FIFA, le Congolais Veron Mosengo Omba, les travaux ont débuté depuis hier, jeudi, avec les clubs, avant de se poursuivre aujourd’hui avec la réunion du Comité exécutif de l’UFOA A, la session de travail avec les différents Secrétaires généraux des fédérations membres et une audience prévue dans la soirée avec le président de la République du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca. Mais l’attention sera certainement portée sur les activités de ce samedi, notamment l’Assemblée générale et les différentes conférences de presse prévues.

En effet, en marge de l’AG de cette zone qui polarise le plus de candidats aux postes électifs de l’instance faitière du football africain, les enjeux politiques vont planer au-dessus des activités tant tous les regards sont portés sur les échéances à venir alors que l’officialisation de la liste définitive des candidats retenus est attendu avec une certaine forme de pression, notamment pour le poste de président de la CAF, principal objet de convoitises et pour lequel la moitié des candidats (2 sur 4) vient de la zone UFOA A.

Après avoir reçu cinq candidatures, la Commission de la Gouvernance de la CAF avait validé celles de l’Ivoirien Jacques Anouma et du Sénégalais Augustin Senghor, renvoyé sous réserve celles du Sud-africain Patrick Motsepe et du Mauritanien Ahmed Yahya et enfin recalé le dossier du président sortant, Ahmad Ahmad, déclaré inéligible après qu’il a été suspendu, pour 5 ans, par la FIFA, l’accusant, entre autres, de faute de gestion et de faits de corruption.

Mais, contre toute attente, la Commission de la Gouvernance de la CAF avait vu ses décisions remises en question par la Commission de Contrôle de la FIFA, laquelle, s’appuyant sur le fait que le président de la CAF est, d’office vice-président de la FIFA, exige que les candidatures pour le fauteuil présidentiel lui soient soumises. « La Commission de Gouvernance de la CAF devra déterminer, avec la Commission de Contrôle de la FIFA, une date d’officialisation dans les plus brefs délais, de la liste définitive de tous les candidats à toutes les élections à savoir : membres du Comité Exécutif, membres Conseil de la FIFA et Président de la CAF », indiquait un communiqué du Comité d’urgence de la CAF, alors que les candidats Yahya et Motsepe étaient attendus le 28 janvier, soit dans moins d’une semaine, pour audition.

Vous pouvez réagir à cet article