PRÉSENCE DE NERVIS, BAVURES POLICIÈRES... : L’OPPOSITION PROMET LA SAISINE DE JURIDICTIONS INTERNATIONALES

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MANIFESTATIONS

Vers la saisine des juridictions régionales, sous régionales et internationales

En marge de l’annonce du déblocage d’un montant de plus de 45 millions pour la prise en charge des victimes des dernières manifestations, le M2D exige la vérité sur les « les crimes et exactions » et dit mobiliser une Commission judiciaire dans la perspective d’amener l’Etat à diligenter les enquêtes relatives à la mise en scène active de nervis recrutés par le parti au pouvoir.

« Ces nervis et certaines des forces de sécurité se sont rendus coupables de crimes imprescriptibles et ont, pour certains, tiré à bout portant sur d’innocentes victimes et utilisé des bâtons pour infliger des blessures graves aux manifestants », accuse le mouvement. non sans insister qu’il va continuer d’exiger de l’Etat qu’il enquête sur les circonstances dans lesquelles ces nervis ont reçu et exécuté des ordres pour se rendre coupable de crimes odieux et leur infliger les peines qu’ils méritent.

De même, la Commission judiciaire a également entamé le recensement, l’identification et la localisation exacte des morts et des blessés ainsi que l’adresse de leurs parents en vue d’activer des plaintes individuelles auprès des juridictions nationales, africaines et internationales compétentes pour demander des réparations légitimes et obtenir la condamnation des crimes et infractions commis.

Une sous-commission chargée des questions relatives aux violations des droits humains sera également mise sur pied. Elle portera ces violations constatées devant les juridictions régionales, sous régionales et internationales. Le mouvement signale qu’un pool d’avocats est en cours de constitution afin d’explorer toutes les voies de recours judiciaire et rendre justice aux blessés, aux morts et à tous ceux qui ont été injustement privés de liberté.

Enfin, le M2D dit prendre acte de la libération en cours de certains détenus politiques à Dakar et Ziguinchor. Toutefois, il informe cependant l’opinion publique nationale et internationale qu’à Diourbel le juge Mbow refuse de libérer « les 22 otages politiques, faisant valoir des états d’âme relatifs au fait que les jeunes auraient saccagé le tribunal ».

Pour le mouvement, ce juge se rend ainsi coupable d’obstruction et sera tenu responsable de toutes réactions qui pourraient découler de son attitude. « Le M2D ne fera aucun compromis sur la libération des jeunes arbitrairement détenus. La Commission en charge des affaires judiciaires suivra le prêt ce dossier et fera le point dans les prochains jours », prévient-il.

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