PRÉSIDENTIELLE 2019 : DU FLOU À L’HORIZON…

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CHRONIQUE

La mode en ces temps qui courent c’est la ruée vers le « Macky ». Tout le monde veut être président. Ambition légitime. Mais, le projet de l’opposition sénégalaise de faire partir Macky Sall du pouvoir semble se heurter à une série d’obstacles. Le président de l’APR déjà investi par ses alliés pour la présidentielle du 24 février, le camp d’en face n’arrive pas à mettre toutes les chances de son côté. Malgré le résultat des dernières élections législatives, l’opposition sénégalaise n’arrive toujours pas à s’accorder sur la problématique d’un mouvement d’ensemble afin de se donner davantage de chances de pousser Macky Sall à ses derniers retranchements.

Du coup, en ordre dispersé, elle peine à mobiliser la population autour de sa cause. Il est pourtant légitime de s’interroger sur l’impact réel des marches et autres contestations par voie de presse pour dénoncer ce qu’elle appelle « une tentative de confiscation du fichier électoral ». Le plus marrant elle a finit par mettre en place des coalitions qui n’ont pas abouti à beaucoup de résultats. Elles s’éclatent au finish. Ce qui renvoi à des alliances contre nature comme ce fut le cas avec le régime en place qui regroupe des libéraux, des socialistes et communistes.

À l’heure actuelle, à moins de 100 jours du scrutin, beaucoup de personnalités ont annoncé leur candidature sans forcément donner des indicateurs fiables qu’elles iront jusqu’au bout. Après que Mame Adama Guèye, Habib Sy et Ndella Madior Diouf ont renoncé en cours de route (victimes du parrainage ?), c’est donc au tour de Abdoulaye Baldé de lâcher l’affaire et d’être annoncé dans la mouvance présidentielle.

Ces défections reposent le débat de l’engagement intéressés de certains leaders politiques et du poids réel de ceux qui occupent le premier plan de l’espace politico-médiatique national. Tout comme le débauchage tous azimut de Macky Sall, candidat à sa succession, laisse croire qu’il ne semble pas avoir appris la leçon du passé. En 2012, cette stratégie n’avait pas réussi à son prédécesseur ex mentor, Maitre Abdoulaye Wade. Quid de la place de la société civile, entre le marteau des politiques et l’enclume des citoyens, à la merci d’idéologues de tout bord ? Bienvenue dans le flou.

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