PRÊTS COVID-DER : 3 MILLIARDS SUR LES 10 PRÉVUS DÉJÀ DÉPENSÉS

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MATINALE IRADIO

La Délégation à l’entrepreneuriat rapide (DER) a dégagé 10 milliards F CFA pour aider ses cibles à passer le cap de la crise sanitaire liée au coronavirus. La précision est faite par Papa Amadou SARR, le délégué général à la DER. D’ailleurs, sur le montant annoncé pour les prêts COVID-DER lancé il y a un mois, 3 milliards ont été déjà dépensés, signale l’invité de la matinale spéciale Covid-19 d’iRadio, ce jeudi, 30 avril.

Des prêts qui concernent des PME, des start up, visant à « aider les jeunes entrepreneuses et entrepreneurs à passer l’étape de la crise. Nous avons mis en place des prêts COVID-DER, qui devront permettent aux entrepreneurs de s’endetter de 0 jusqu’à 3% pour pouvoir subvenir à leurs besoins actuels », explique-t-il.

Sarr de poursuivre : « Cette crise a eu des impacts très négatifs sur l’emploi, sur l’économie de façon globale. Au niveau international, les entreprises ne travaillent plus. Les gens n’importent et n’exportent plus de matériel. Du coup, ça se reflète sur l’emploi au niveau local ici au Sénégal. On a vu beaucoup de restaurants, d’hôtels, qui ne travaillent plus. Beaucoup d’artisans sont également au chômage. Parce qu’il n’y a plus d’activités. Et nous avons ressenti dans le cadre du portefeuille de la DER, des entreprises que nous avons financé, qui ne sont plus en activité ou au ralenti. C’est pour cela que nous avons pris quelques mesures d’urgence. »


LE RÉÉCHELONNEMENT DU PRÊT

Lesquelles « consistent, également, à accompagner les entreprises dans le cadre du rééchelonnement du prêt, des échéances différées de 3 à 6 mois. Nous avons suspendu les remboursements parce qu’aujourd’hui les conditions ne sont pas réunies pour que les jeunes puissent rembourser les prêts parce qu’il y a pas d’activité économique. Pas de chiffre d’affaires pour rembourser. Donc, on a suspendu comme l’a demandé la Banque centrale et le chef de l’État, Macky Sall, les remboursements pour permettre aux entrepreneurs de travailler, de produire, de se concentrer sur le travail. »

D’autant plus que se réjouit-il : « La DER n’a de problème de remboursements. Parce que, nous sommes à près de 70% du taux de remboursement. Avant la crise, nous avons pu recouvrir au moins 5 milliards F CFA que nous avons réinvesti aujourd’hui dans la crise. Donc, cela montre l’importance du remboursement ».

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