PRISE EN CHARGE DES CAS GRAVES : LES ASSURANCES DU DIRECTEUR DU SAMU

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And xeex Coronavirus

Cela fait, un mois, jour pour jour, que le Sénégal a enregistré son premier cas de Covid-19. Ainsi, un bilan à mi-parcours a été fait par le ministre de la Santé et de l’Action sociale et ses services pour expliquer la prise en charge des patients atteints de la maladie. Le professeur Mamadou Diarra Bèye, Directeur du Samu national a axé son intervention sur la prise en charge des cas graves. Il a rassuré que toutes les équipes impliquées dans la prise en charge des malades graves se concertent tous les jours pour mettre en place des protocoles, des procédures adaptées afin d’apporter des réponses à la prise en charge des patients.

« Même dehors du coronavirus, les lits de réanimation manquent... »

Mieux, il renseigne qu’il y a eu une très bonne anticipation par rapport aux lits de réanimation qui, signale-t-il, manquent dans le monde entier. « Même dehors de la Covid-19, les lits de réanimation manquent le plus en médecine. C’est la crise qui vient démasquer toutes ces insuffisances par rapport à la disponibilité de ces lits », martèle-t-il. Toutefois, il rassure qu’au Sénégal, 56 lits de réanimation ont été préparés et dégagés pour répondre à cette riposte. En dehors de ces 56 lits, il y a encore 40 lits qui sont en cours de mis à disposition au niveau des autres hôpitaux. S’agissant des appareils respiratoires pour les cas graves, il dit que tous les malades n’ont pas besoin de respirateur. « C’est une phase de prise en charge qui est assez longue. Dans un premier temps les malades doivent être oxygénés, surveillés. Malgré cela, beaucoup d’efforts ont été faits pour la mise à disposition des respirateurs. Les deux cas graves ont été pris en charge. Et c’est au cours de cette prise en charge en réanimation que Pape Diouf a perdu la vie », dit-il.

« On ne peut pas parler de non disponibilité d’un plateau technique »

Sur les demandes d’évacuation, le professeur Mamadou Diarra Bèye a battu l’information selon laquelle, il y a eu un problème de disponibilité de plateau technique. « J’avoue que ce n’était pas un problème de disponibilité du plateau technique. Je rappelle que le service de réanimation où ces patients ont été pris en charge, est un service qui a des normes européennes. Parce que ce sont des malades de pathologies cardiaques sévères qui y sont internés. Donc, on ne peut pas parler d’équipements ou de non disponibilité d’un plateau technique », précise-t-il tout en déclarant que ce sont des centaines d’évacuation qui sont faites.

« Cette maladie n’a pas encore fini de nous révéler ses facettes »

Revenant sur la gravité de la maladie, il informe que le virus attaque les voies respiratoires le plus souvent et ça détermine une complication assez grave. Pis, le syndrome de détresse respiratoire aiguë est une pathologie qui est très grave avec un taux de mortalité qui est très élevé. « Cette maladie n’a pas encore fini de nous révéler ses facettes et j’insiste, on ne doit pas baisser la garde. On doit continuer à améliorer la riposte à tous les niveaux mais surtout insister sur la prévention, les gestes barrières. Chacun doit surveiller son prochain, chacun doit se considérer comme étant potentiellement porteur du virus », indique-t-il.

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