[PROBLÉMATIQUE DE L’EMPLOI EN AFRIQUE] : « 200 MILLIONS DE JEUNES SONT AU CHÔMAGE »

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LR DU TEMPS

Adama Wade et Djibril Diallo, respectivement directeur de publication de Financial-Afrique et président directeur général du réseau de la renaissance africaine et de la Diaspora ont été, ce dimanche, les invités de LR du temps sur Iradio (90.3). Ces derniers ont passé au peigne fin la problématique de l’emploi en Afrique. Et les chiffres qui ont été révélés au cours de ce débat attestent que les dirigeants africains ont encore du pain sur la planche pour résoudre la question du chômage dans le continent.

Le phénomène du siècle

Selon Adama Wade, la problématique de l’emploi est le phénomène du siècle puisque, révèle-t-il : « en Afrique, nous comptons aujourd’hui 200 millions de jeunes âgés de 18 à 25 qui sont en situation de chômage. En 2050, cette proportion sera de 42%. Et, chaque année, nous avons entre 12 et 15 millions qui rejoignent le marché du travail. Et parallèlement, le secteur privé africain n’arrive pas à créer suffisamment d’emplois », a déclaré le directeur de publication de Financial-Afrique. Pour lui, la recherche de l’emploi est une problématique très sérieuse qui est du ressort des Etats parce que ce sont eux qui donnent l’impulsion.

De ce fait, il pense que les Etats africains doivent créer des environnements favorables aux entreprises, à l’investissement et surtout revoir les conditions des marchés du travail. Parce que, soutient-il : « plus il y a de flexibilité dans le marché du travail, plus les investisseurs sont enclins à venir. Or, ce qu’on remarque en Afrique c’est que le marché du travail est très rigide. Cela n’encourage pas à la création de l’emploi ». De même, il est d’avis que la solution pour le problème de l’emploi c’est l’intégration. A son avis, il faut des solutions transversales en créant une mobilité du travail, un marché de travail unique entre pays africains. Pour cela, il y a des harmonisations à faire aussi bien au niveau de la formation, du droit d’établissement, de la libre circulation des personnes et de leurs biens. « En ouvrant nos frontières, on va multiplier les opportunités pour cette jeunesse et pour les entreprises africaines », soutient-il.

Miser sur le secteur noir américain

Pour sa part, Djibril Diallo a indiqué que leur organisation mise sur le secteur privé noir américain pour trouver solution à la problématique de l’emploi des jeunes qu’il considère comme le plus gros défi auquel les Etats africains sont confrontés. Selon lui, on ne devrait pas être sur un éternel recommencement. Il faut, explique-t-il, repartir sur la base du cadre qui a été mis sur place par l’Etat. Il faut bien étudier et bien mettre en phase des orientations qui ont été données par l’Etat. En outre, il estime qu’il faut des mécanismes de financements. « Les solutions sont là. Ce qui manque ce sont les moyens pour mettre en œuvre les solutions », dit-il. Avant de faire savoir que la diaspora doit être également impliquée dans la recherche de solutions. Puisque, déclare-t-il, chaque année c’est 62 milliards de dollars de la diaspora africaine qui entre dans le continent.

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