[PROFIL]– SAYDA MARIAMA NIASS, SAINTE MÈRE !

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RELIGION

"Vous savez je me lève tous les jours à 4 heures du matin. Ensuite, je réveille les enfants, et l’on apprend le Coran jusqu’à la prière de l’aube. Après la prière, ils rejoignent l’école coranique et moi, je me recouche un peu. On continue sur ce rythme toute la journée à leur retour de l’école. Mais c’est une activité qui me comble". Une déclaration de Sayda Mariama Niass qui en dit long sur le sens de son engagement au service de l’Islam et de l’enseignement coranique.
C’est cette dame que la Ouma islamique pleure depuis hier samedi, 26 décembre 2020, date de son décès, à Dakar.

Sayda Mariama Niass, décédée à l’âge de 88 ans hier, est née, en 1932, à Kossi, un village situé à une dizaine de kilomètres de Kaolack. C’est à l’âge de 5 ans qu’elle a intégré le Daara de Cheikh Muhammad Wuld Rabbani, grand érudit mauritanien qui enseignait le Coran à la plupart des enfants de Baye Niass. Par la suite, elle a ouvert des centaines de Daaras pour servir l’Islam et le Coran toute sa vie durant.

"J’aime infiniment le Coran et son enseignement. Jusqu’à ce matin encore j’ai enseigné le Coran. Je ne fais que ça et je le ferais encore tant que ma santé me le permettra. (…) Une fois, un ministre algérien était venu à la maison me rendre visite et j’avais appelé les enfants pour qu’ils lui récitent des versets du Coran comme cela se fait de coutume ici. On a commencé à discuter, je lui ai servi à boire et, après, il m’a demandé de lui montrer mon école. Je lui ai alors répondu que c’était ça mon école, une chambre où les enfants venaient apprendre le Coran. Il s’est alors étonné et n’en croyait pas ses oreilles. Il m’a ensuite demandé comment je faisais quand il n’y avait plus de places dans la chambre. Je lui ai dit qu’on ouvrait alors le salon. A la suite de ça, je m’étais rendue un jour au Nigeria et de là-bas, on m’a appelée de Dakar pour me dire que les Algériens avaient acheminé du matériel de construction à la maison. Le ministre m’a alors remis, à mon retour, 45 millions et m’a dit que c’était pour l’achat d’une maison mieux lotie. C’est avec cet argent que j’ai acheté la maison de Mermoz", confiait-elle, dans une interview accordée à Faydatidianiya.com.

Éducatrice de renom et amie du savoir, « Yaye Boy », comme l’appelle affectueusement ses disciples est l’un des promoteurs de l’enseignement franco-islamique au Sénégal. Des jeunes de différentes nationalités (sénégalaises, nigérianes, gambiennes, etc) apprennent le Saint Coran et la Souna du Prophète, dans ses internats.

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