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Paul Sankara, frère cadet de Thomas Sankara a...

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Paul Sankara, frère cadet de Thomas Sankara a réagi à la lettre de demande de pardon de Blaise lue mardi, à Ouagadougou par une délégation du gouvernement ivoirien reçue par le président de la transition burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

« Je crois que la meilleure manière de demander le pardon c’était de répondre à la convocation de la justice, voilà, il a été jugé par contumace ». Affirme-t-il.
De même, relève Paul Sankara : « En même temps, ce n’est pas une façon de dire que nous ne sommes pas pour le pardon, l’unité et la réconciliation. Non, loin s’en faut. C’est la manière, la forme, voilà ce qu’on y met au fond ». S’indigne-t-il.

Paul affirme qu’en envoyant un ministre ivoirien et sa propre fille le représenter, il y a plusieurs questions qui se posent à ce niveau à savoir si réellement Blaise Compaoré est lui-même l’initiateur de la lettre ? S’il est réellement au courant de la lettre ? avant d’ajouter ceci : « Et puis l’idéal aurait quand même été que, même à distance, il fasse une vidéo, ça aurait été plus acceptable ».

Pour finir le frère cadet du feu Sankara déclare ceci : « La question du pardon réside en une question fondamentale, qui a fait quoi à qui ? Parce que jusque-là, c’est des ouvrages, c’est des articles, c’est en 34 ans des films, des documentaires, et que sais-je encore qui ont été faits. Pourquoi nous parlons du triptyque, ce n’est pas un vain slogan « vérité, justice et réconciliation », ce sont les fondements que toute nation utilise et utilisera pour aller de l’avant ».
Pour rappel, Blaise Compaoré, ancien chef d’Etat burkinabé, absent au procès dans l’affaire Thomas Sankara, son prédécesseur assassiné le 15 octobre 1987, a été condamné à la perpétuité.

Quant à Mariam Sankara, l’épouse du défunt Sankara, elle se dit surprise par la demande de pardon de Blaise Compaoré au peuple burkinabè et à la famille de son « ami et frère » Thomas Sankara. "Sincèrement, je me demande si cette lettre vient de Blaise lui-même. Depuis 1987, il a eu l’occasion de demander pardon à maintes reprises. Mais il est resté impassible. Il aurait pu venir au procès reconnaître sa responsabilité et demander pardon mais il n’a rien fait", a-t-elle souligné avant de rappeler ceci : « Lors de son dernier séjour à Ouagadougou, début juillet, il aurait pu s’adresser aux Burkinabè mais non, il n’a rien fait ».

Hawa TOUMAGNON (Stagiaire)

27 juillet 2022


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