QUAND RÉPUBLICAINS ET PATRIOTES SE DONNENT EN SPECTACLE

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RETOUR SUR LA BATAILLE RANGÉE À L’UCAD

Le passage d’Ousmane Sonko à l’Ucad a installé un certain malaise au campus social. Sa visite auprès de son militant blessé, qui s’était terminé par un bain de foule, est la cause de la tension notée, ce vendredi soir, au niveau du campus, où, une bataille rangée entre étudiants du parti Pastef / Les Patriotes et ceux de camp au pouvoir a été notée.

Sur place, l’on voit des étudiants avec des armes blanches à la main, assis ou couchés sur le gazon des petits jardins, en face du Pavillon D. Il a fallu l’intervention des agents de sécurité de l’Ucad pour éviter le pire, selon des témoignages recueillis sur place.

Les deux camps s’accusent mutuellement de raviver cette tension née, 24h après le passage du leader de Pastef, sous le coup d’une plainte pour ’’viols et menaces de mort’’, au niveau du campus universitaire. Le coordinateur du Pastef – Ucad, Diamé Faye, dénonce une tentative d’intimidation que ses camarades ne comptent pas avaler.

Accroché à l’entrée du Pavillon S, M. Faye, habillé en tenue africaine, accuse les étudiants du Meer (mouvement des élèves et étudiants républicains) qui voulaient attaquer un des leurs en l’occurrence Ousmane Sonko Junior. « L’université n’est pas un territoire conquis. Tout homme politique a le droit de venir voir ses militants quand il y a un problème. Ce que nous voyons aujourd’hui, est une tentative d’intimidation contre des étudiants de Pastef. Cela ne passera pas », a-t-il déclaré. M. Faye de poursuivre : « Ils ont utilisé des armes blanches. Mais en tous les cas, la riposte sera à la hauteur de l’attaque qu’ils vont faire ».

Sans surprise, sa version a été contredite par le coordinateur du MEER, Emmanuel Sène. Le jeune républicain dit être contre toute violence. Mais, lui et ses frères ne vont pas accepter que la quiétude des étudiants soit perturbée par des activités politiques. « Nous n’avons intimidé personne. D’ailleurs, il est impossible d’intimider des étudiants à l’Ucad. Ici, nous partageons les amphis et les mêmes restaurants. Seulement, on ne laissera personne venir perturber la quiétude des étudiants par des activités politiques. Toute personne qui sera là pour poser des actes politiques, nous allons riposter manière politique », a-t-il déclaré, avant de nier toute utilisation d’armes blanches par ses frères.

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