QUATRE DÉCÈS SUR 15 ENFANTS HOSPITALISÉS À ALBERT ROYER, LE MESSAGE DES PÉDIATRES

news-details
COVID-19

C’est connu que Delta n’épargne pas les enfants, d’après les statistiques fournies, depuis fin juillet, par la présidente du Comité national de gestion des épidémies (CNGE), Dr Marie Khémesse Ngom Ndiaye. Parmi les intervenants du point quotidien, Dr Ousmane Ndiaye, du service de pédiatrie de l’hôpital d’enfants Albert Royer, a donné plus de détails, décrivant un tableau noirci par la présence "de plus en plus de cas graves", chez cette frange de la population.

"Il faut dire qu’à ce jour, nous avons recensé au niveau de l’hôpital d’enfants Albert Royer, quinze cas qui ont été hospitalisés pour des signes de gravité", a-t-il estimé, soulignant qu’ils avaient tenu à les hospitaliser "compte tenu de la situation épidémiologique, que les CTE (Centres de traitement des épidémies) sont débordés, et il y a des spécificités pédiatriques qu’il faut prendre en compte. Parce que la prise en charge des cas pédiatriques sévères a des particularités. De telle sorte que nous avons tenu à les prendre en charge à Albert Royer, en aménageant un secteur de prise en charge adaptée, en les isolant."

En l’état, a-t-il appuyé, face à "l’agressivité de cette 3e vague et du mutant variant Delta", "il faut renforcer les moyens parce que nous allons faire face à plus en plus d’augmentation des cas."

D’autant plus qu’à ce jour, parmi ces 15 cas, il y a eu quatre décès. "Le premier est un patient évacué au niveau du CTE et qui était un drépanocytaire, une pathologie très grave, le deuxième décès était un drépanocytaire également. Les deux autres n’avaient pas de comorbidité mais qui avaient des pathologies très graves", a-t-il expliqué, précisant que "les sujets sont de plus en plus jeunes." Parmi eux, il a dénombré "un patient de huit mois." "Cela veut dire, a-t-il diagnostiqué, qu’il a été contaminé par son environnement."

D’où son message à l’endroit de la population, portant sur la vaccination. "Chez les enfants, il est important de mettre en place des stratégies au niveau des communautés, au niveau des familles, a-t-il, en effet, plaidé. Puisque vous savez que la vaccination est l’une des principales armes qui va permettre un peu d’endiguer cette épidémie, mais jusqu’à ce jour, au Sénégal, nous n’avons pas de vaccin disponible pour les moins de 18 ans. Donc, cela veut dire que pour les enfants, il faudrait renforcer les mesures barrières non seulement pour les enfants mais aussi pour les familles, le personnel médical aussi qui peut transmettre le virus à ces enfants-là. L’autre élément qui découle d’études qui ont été faites, si la population est très bien vaccinée, il y a moins de contaminations des enfants. Nous insistons vraiment sur la vaccination des populations sur la prévention des épidémies".

Vous pouvez réagir à cet article