QUATRE NOUVEAUX CAS POSITIFS, SANS DÉTAILS : POINT D’INTERROGATIONS

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PROPAGATION DE LA PANDÉMIE

Le Sénégal vient d’enregistrer quatre nouveaux cas positifs au Covid 19. Ce mardi, 17 mars 2020, le bilan grimpeà 29 patients qui reçoivent leurs soins entre le service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann et l’espace spécialement aménagé à Touba. Mais, outre le nombre de cas qui va crescendo, c’est la communication incohérente autour de la situation qui inquiète.

Cette fois-ci, contrairement aux 15 précédents communiqués détaillés des premiers cas déclarés, c’est une annonce laconique qu’a servie Dr Aloyse Waly Diouf, le Directeur de Cabinet du ministère de la Santé et de l’Action sociale. « Ce mardi 17 mars 2020, l’Institut Pasteur de Dakar a communiqué au Ministère de la Santé et de l’Action sociale les résultats des examens virologiques ci-dessous : sur les 44 tests effectués, quatre sont revenus positifs. Il s’agit de trois cas importés (et) cas contact du premier patient déclaré positif à Touba.

A ce jour, 31 cas ont été déclarés positifs dont deux guéris et 29 encore sous traitement. La prise en charge des patients hospitalisés à Dakar et Touba se déroule bien. Leur état de santé évolue favorablement. » Point final. Pas un mot ni sur la provenance ni sur les lieux de résidence au Sénégal des trois autres cas déclarés importés.

Pas un moment sur l’âge des patients qu’ils ont systématiquement donné lors des leurs précédents points quotidiens. Mais, surtout, aucun mot sur l’évolution de l’état de santé du patient franco-sénégalais âgé de 80 ans qui s’était déclaré le 3 mars 2020 à l’hôpital Roi Baudouin de Guédiawaye alors que vendredi dernier, soit il y a plus de 96 heures, en la présence du ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, le rapporteur du jour d’alors déclarait avec précision, que ledit patient serait quasiment guéri après avoir subi un test négatif et qu’il ne restait qu’un autre test de confirmation attendu sous 48 heures, pour le libérer comme les deux premiers patients guéris.

Depuis, c’est motus et bouche sur son cas ; les responsables du comité de gestion et du ministère de la Santé n’acceptent pas la moindre question après le speech du porte-parole désigné.

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