QUELLES SONT LES CHANCES DU PDS ?

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RÉINTÉGRATION DE KARIM DES LISTES ÉLECTORALES

Les dossiers de déclaration de candidature à l’élection présidentielle du 24 février seront reçus au greffe du Conseil Constitutionnel tous les jours ouvrables à partir du mardi 11 décembre jusqu’au 26 décembre, a annoncé la juridiction sur son site. Le Parti démocratique sénégalais (PDS) qui dénonce « des violations continues des droits de Karim Meïssa WADE » et « des entorses insoupçonnées dressées contre sa candidature », vont saisir ce lundi 10 décembre, par voie d’huissier, les services du ministère de l’Intérieur pour disposer au moins d’un duplicata de sa carte d’identité biométrique qu’il joindra à son dossier de candidature à l’élection présidentielle.

Toujours pour la réintégration de Wade-fils sur les listes électorales, les avocats du fils du président sortant, Me Abdoulaye Wade, ont saisi la Cour de justice de la CEDEAO. Quelles sont leurs chances de réussite ? Moustapha Diouf, magistrat en détachement, qui donne son avis, estime que la requête de l’ancien ministre d’Etat sous le règne de son père, est recevable.
« Une personne citoyenne de la communauté de la CEDEAO a le droit de saisir la Cour de la Justice même pour violations de ses droits de l’homme. Maintenant, s’agissant de la demande d’inscription sur les listes électorales, peut être qu’il pourrait passer par la procédure de violation des droits de l’homme », détaille le spécialiste du droit communautaire, contacté par iRadio (90.3).

S’agissant d’une telle demande, poursuit-il, « la Cour naturellement saisie d’une question de droits de l’homme, va se déclarer compétente. Maintenant, allant au fond, ce qu’elle peut faire, c’est considérer qu’il s’agit de violations de droits de l’homme ou considérer qu’il ne s’agit pas de violations de droits de l’homme. »
En cas de violations des droits de Karim, indique Moustapha Diouf, « il faudra en tirer les conséquences juridiques et faire injonction à l’Etat du Sénégal. »

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