QUI ÉTAIT OUSMANE NIANTANG DIATTA, CHEF REBELLE DU MFDC, DÉCÉDÉ

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SOCIETE

Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) est en deuil, le chef rebelle Ousmane Niantang Diatta est mort. Il est décédé la nuit dernière, jeudi 13 septembre, à Nioro où il était en soins. Selon les membres de sa famille, Niantang sera inhumé dans son village natal, Tendouck, situé dans le département de Bignona.

Ousmane Niantang Diatta était le bras droit de César Atoute Badiate, chef du front sud du MFDC avant qu’il ne soit séparé de lui pour monter son propre commandement.

L’homme sera alité par une longue maladie. Informé, l’État prend en charge ses frais médicaux et l’évacue en Espagne. A son retour, Niantang change de discours. Et appelle à la paix en Casamance. Depuis lors, il quitte le maquis et s’installe à Nioro où il est décédé.


Chef actif du Mfdc

Ibrahima Ama Diémé, membre du Groupe de recherches pour la paix en Casamance témoigne sur le défunt. « Il était un membre très actif du Mfdc armé et était même parmi les chefs les plus marqués lors des dernières décennies de ce mouvement », a rappelé Ibrahima Ama Diémé, joint par Iradio (90.3). Il poursuit : « Il a partagé sa jeunesse avec les jeunes de sa génération. Nous avons partagé beaucoup de choses et c’est après qu’il a intégré tout naturellement le MFDC dans sa branche armée, puis ensuite nous avons appris qu’il est devenu un membre de cette organisation avec tous les titres qu’il a eus jusqu’au titre de commandant en chef de sa section après l’éclatement du Mdfc en plusieurs branches », se remémore M. Diémé.

Qui indique que Ousmane Niantang Diatta fait partie des premiers chefs rebelles qui ont donné leur accord pour négocier avec les autorités étatiques pour le retour de la paix en Casamance. « Ousmane Niantang Diatta a fait partie de ceux qui ont accepté cette main tendue des autorités de l’Etat et a commencé à chercher à convaincre ses camarades pour qu’ils déposent les armes. Après, il a quitté le maquis et a rejoint le camp de ceux qui avaient en charge la réinsertion des combattants dans la société », témoigne-t-il.

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