QUINZE AGENTS D’ÉTAT-CIVIL RENVOYÉS POUR PRODUCTION DE FAUX ACTES

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DIOURBEL

À Diourbel, quinze agents de l’État civil ont été renvoyés. Aliou Faye, officier d’État civil au centre de la commune évoque une production de faux actes. "Lorsque je prenais service en 2014, j’ai trouvé vingt agents sur place, mais je n’en ai gardé que cinq. Les quinze autres ont été renvoyés pour production de faux et certains d’entre eux ont été jugés et condamnés. 3512 ayants droit ont bénéficié, en 2020, d’un jugement à cause des fictifs", a-t-il expliqué dans les colonnes de L’Obs.

Pire, relève-t-il : "Au vu des registres détériorés, des doublons notés dans les actes de naissance et des faux numéros, la moitié de la population de Diourbel n’a pas un bon acte d’État civil."

Serigne Saliou Dione, qui n’a pas pu passer les épreuves du Bac 2020, en a subi les conséquences. "Tous mes dossiers pour l’examen ont été rejetés à cause d’un extrait de naissance fictif. J’ai fait un jugement pour avoir un nouvel extrait de naissance mais cela n’a pas abouti parce que le juge nous réclamait l’extrait du nom de F. Dione, mon grand-frère que j’ai perdu. Mes chances d’être accepté pour faire le Bac sont très réduites à cause de cet extrait perdu", a-t-il confié au journal.

Le 23 décembre dernier, un Comité départemental de développement (CDD) a été tenue à la Préfecture de Diourbel pour trouver une solution à ce problème lié à ces cas fictifs. La surcharge du centre d’État civil, le seul dans la ville de Diourbel, a été également évoquée. Ainsi, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Diourbel, Aly Ciré Ndiaye, a préconisé l’érection de centres secondaires.

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