RAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : LE DIRECTEUR DU CICES S’EXPLIQUE

news-details
GESTION DE DENIERS PUBLICS

Le Directeur général du Cices apporte des précisions sur le rapport 2015 de la Cour des comptes, épinglant sa gestion. Cheikh Ndiaye, qui faisait face à la presse, a d’emblée précisé que le but de la rencontre n’était pas de contredire le rapport de la Cour des comptes.

Contrairement aux malversations décelées dans sa gestion par la Cour des comptes, il a dressé un bilan plutôt propre de sa gestion. D’abord, il a rappelé la situation dans laquelle il a trouvé la foire en 2012, avec une tension de trésorerie très forte. Le Cices devait, à l’époque, une dette de 50 millions de francs CFA à la Sénégalaise des Eaux devenue Sen Eau. En sus, il y avait des arrières de salaires.

« Les dettes étaient très lourdes. J’avais hérité un passif insupportable, très lourd. Mais, le temps passant, nous nous sommes attelés à régler les problèmes. Le Cices garde la tête hors de l’eau », se réjouit-il avant d’indiquer que le Cices est à jour sur le plan Eau, électricité et salaire. Mieux, la masse salariale a, d’après lui, même doublée voire triplée. « Sur le plan financier, nous sommes plus ou moins confortable. Les avantages ont repris. Le Cices était au fond du trou avant que je ne vienne, ici, mais, il a repris son souffle économique, financier et social. Nous ne sommes pas dans le confort mais le Cices a repris sa restructuration économique et sociale », a souligné M. Ndiaye. Lequel n’a pas manqué de se décharger sur l’Etat du Sénégal qui, selon lui, a laissé le Cices à lui-même. « Nous demandons à l’Etat de respecter ses obligations pour permettre au Cices de faire face aux menaces liées à la concurrence des hôtels et des autres infrastructures événementielles. L’Etat ne remplissait plus cette mission. Le Cices était laissé à lui même. Il s’occupait de ses missions et de celles de L’Etat. Et ce sont des charges très lourdes », dit-il.

Revenant sur le rapport, le Directeur du Cices a apporté des précisions sur le désherbage du Cices qui, selon le rapport de la Cour des comptes, tourne autour de 78 millions de francs CFA et sur les groupes électrogènes qui ont été loués à 119 millions de francs CFA. S’agissant du désherbage, le directeur du Cices renseigne que le montant avancé concerne le cumul de 5 années d’exercice. Et les travaux sont, entre autres, le désherbage, l’élevage des arbres dans l’enceinte du centre, le curage du canal à ciel ouvert et l’évacuation des ordures.

Pour la location des groupes électrogènes, il indique que le montant des 119 millions de francs CFA n’est pas pour deux semaines. La location, dit-il, a été pour une période de 12 semaines en cumulant les jours des 6 foires. Toutefois, Cheikh Ndiaye a réitéré sa disposition à déférer devant les juridictions sénégalaises au cas où il serait convoqué.

Vous pouvez réagir à cet article