RAPPORT ONUSIEN SUR LA CENTRAFRIQUE : LES PRECISIONS DE MANKEUR NDIAYE

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AFRIQUE

Grace à l’appui de partenaires techniques, la Centrafrique dispose aujourd’hui d’un fichier électoral fiable et informatisé qui a été établi malgré la crise sanitaire et les nombreux défis techniques, opérationnels et sécuritaires. L’assurance est donnée par Mankeur Ndiaye, le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSCA en République centrafricaine (RCA). Qui présentait le rapport sur la situation en RCA hier.

A l’en croire, l’effort des partenaires a également permis d’appuyer l’Autorité nationale des élections (ANE) de disposer d’un fichier électoral de 1 million 859 mille 890 électeurs centrafricains, répartis dans seize préfectures du pays et de la diaspora dans treize pays.

Ainsi, l’ancien ministre des Affaires étrangères sénégalais, pour des élections inclusives dans ce pays en proie à des conflits identitaires, invite la communauté internationale à poursuivre les efforts visant à créer les conditions favorables au retour volontaire et digne des réfugiés, plaidant "leur pleine participation dans la vie socioéconomique et politique du pays."

Et pour éviter de raviver les tensions, Mankeur Ndiaye a appelé les acteurs politiques, les média et autres leaders d’opinion à s’abstenir de toute campagne de désinformation ou message de stigmatisation.

Toutefois, d’autres défis restent à être relevés pour des élections libres et transparentes. Dans ce sillage, il invite "les États membres de l’ONU à appuyer la République centrafricaine pour combler le déficit financier. Il manque encore environ quatre millions de dollars au Basket-fund géré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour les élections présidentielle et législatives, et près de 17,7 millions pour l’ensemble des élections y compris les Locales prévues en 2021."

La situation politique demeure également tendue, rapporte Enquête. "A ce jour, nous enregistrons seize candidats à la présidence de la République, dont trois femmes et le président sortant. Le premier tour du scrutin est prévu le 27 décembre 2020. Certains candidats mettent en doute la viabilité de l’accord de paix et se proposent même de le renégocier, s’ils étaient élus. La principale coalition de l’opposition a récemment saisi les mécanismes régionaux pour contester la légalité de la réforme législative adoptant des dispositions dérogatoires au code électoral."

L’autre défi concerne la situation sécuritaire dans ce pays en proie à des conflits identitaires : "Il faut s’investir davantage et de manière concertée dans le contrôle démocratique et la gouvernance des forces de défense et de sécurité qui sont des facteurs de cohésion nationale", signale le journal.

D’ailleurs, le diplomate a condamné, dans son intervention sur ce volet sécuritaire, les attaques contre les travailleurs humanitaires. "Ces attaques sont d’autant plus inacceptables qu’elles ont pour effet d’aggraver la situation des populations dans le besoin. Au vu de l’augmentation de ces attaques, la MINUSCA continuera de prendre toutes mesures utiles afin de protéger non seulement les civils mais aussi les infrastructures civiles et les travailleurs humanitaires. Ceci est essentiel pour favoriser la création de conditions favorables à un accès sans entrave à l’assistance humanitaire, y compris dans les zones les plus reculées", a-t-il précisé.

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