RECRUDESCENCE DES ATTAQUES TERRORISTES : « IL Y A DES GROUPES ARMÉS QUI NE SONT PAS DES DJIHADISTES »

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LR DU TEMPS

Les attaques meurtrières survenues dernièrement en AFrique sont au menu des débats de l’émission Lr du Temps, ce dimanche, 3 novembre 2019. Vendredi dernier, l’armée malienne a essuyé une de ses plus grosses pertes depuis plusieurs années avec la mort de 53 soldats et d’un civil dans une « attaque terroriste » contre un poste militaire à Indelimane, près de la frontière avec le Niger. Le Burkina Faso, jadis, très stable au règne de Blaise Compaoré est aujourd’hui sous le joug des groupes armés.

Seulement, pour le fondateur du « Think tank WATHI », Gilles Yabi, ces violences notées dans la région ne sont pas toutes originaires du djihadisme. « Parler du djihadisme comme étant la menace aujourd’hui en Afrique de l’Ouest, cela ne permet pas de rendre compte de la diversité de la violence que l’on observe dans les pays de la sous-région », pense M. Yabi qui était invité l’émission Lr du Temps.

Selon lui, même si l’on assiste à des violences de types terroristes, il est difficile de les qualifier de « djihadisme ». « On a dans la région des groupes armés qui ne sont pas des djihadistes, mais qui commettent d’énormes violences. Certains de ces groupes armés font des actes de violence et se réclament du djihadisme sans que l’on puisse connaître la réalité de leur agenda. Et souvent, l’agenda des leaders de ces groupes est différent de celui des combattants », précise Gilles Yabi.

Son co-débatteur, Cheikh Guèye est du même avis. Secrétaire permanent du Rapport alternatif sur l’Afrique (Rasa), M. Guèye pense que les causes des violences en Afrique de l’Ouest ont des origines diverses. Ce n’est pas uniquement le djihadisme islamique qui justifie la violence des groupes armés présents dans région. « Les facteurs sont divers. Il ne s’agit pas, comme on a tendance à le penser, strictement d’un djihadisme islamique. À mon avis ces violences viennent s’implanter sur des conflictualités qui étaient là et qui étaient parfois latentes, parfois violentes », croit savoir M. Guèye.

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