RÉOUVERTURE DES MARCHÉS HEBDOMADAIRES : DINDÉFÉLO SE DÉMARQUE

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SOCIETE

A Kédougou, le marché hebdomadaire dit ’’Louma’’ de Dindéfélo, reste fermé. Prudentes, les autorités municipales veulent éviter d’éventuels cas importés de coronavirus du Mali ou de la Guinée, deux pays frontaliers. D’ailleurs des concertations avec les autres maires de la région sont en cours dans le cadre de la lutte.

« De manière générale, toutes les populations du Dindéfélo sont conscientes du danger. C’est pour cela que je peux dire que tout le monde a accepté cette mesure consistant à ne pas ouvrir notre marché hebdomadaire. D’ailleurs, cette décision émane des populations, qui sont venues me voir elles-mêmes par rapport » à cette décision, explique Kikala Diallo, l’édile de Dindéfélo. Qui est, par ailleurs, le président de l’amicale des maires de la région.

D’où son appel auprès de ses collègues surtout ceux qui ont des marchés hebdomadaires dans leurs communes telles que celle de Ninéfichia, de Salémata également à « mesurer le pour et le contre pour voir si on ne peut pas pour le moment suspendre cette réouverture. »

Pour l’heure, se félicite l’invité de Radio Sénégal, « à Bandafassi, ils ont retenu la même décision. On va poursuivre les discussions. Parce que, quand on parle de marché hebdomadaire tout le monde vient de partout. Le président a dit ce sera entre département. Si c’est dans le département de Kédougou, il n’y a pas de problème mais on sait qu’on ne peut pas faire un marché hebdomadaire à Dindéfélo, par exemple et éviter à 100% que les Guinéens ne puissent entrer. Puisque nous ne pouvons pas maîtriser cela, la seule solution, c’est de ne pas ouvrir le marché. Les autres collègues qui sont dans la même situation que Dindéfélo devraient faire la même chose ».

Onze régions sur quatorze sont impactées au Sénégal. Kaffrine, Matam, et Kédougou sont les trois à ne pas avoir accord enregistré de cas.

Abdoulaye Wilane, le maire de Kaffrine a poussé un véritable coup de gueule à l’annonce de la réouverture des lieux de culte. Matam, elle, vit sous la hantise du retour des enseignants pour la reprise des cours du 2 juin prochain.

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