REPORT DES ÉLECTIONS LOCALES : LE PDS SEUL CONTRE TOUS

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JOUTES ÉLECTORALES

Les élections locales finalement reportées. La décision a été prise à l’issue de la réunion de la commission politique du dialogue national, hier mardi, 16 juillet. Ces acteurs, « considérant l’importance des thèmes à aborder avant lesdites échéances prévues le 1er décembre prochain, ont, au terme de leurs débats, constaté un « consensus fort sur la nécessité de reporter ces élections », lit-on dans le communiqué de ladite commission présidée par le Général Mamadou Niang. Lequel communiqué précise que « la commission a, en effet, souhaité se donner le temps de produire un travail de qualité, de nature à garantir un cadre politique et des élections apaisées ».

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) conteste. « Un consensus ne peut pas se faire au Sénégal sans la participation du parti le plus représentatif qu’est le PDS qui engrange plus d’une centaine de collectivités territoriales, fulmine Assane BA, responsable dudit parti dans les colonnes de Vox populi. Les décisions prises sont illégales. Le communiqué que nous avons eu à travers la presse ne saurait être réglementaire. Ce n’est ni un arrêté ministériel encore moins un décret présidentiel fixant la date des élections. » Du côté des libéraux, le Secrétaire général national (SGN), Me Abdoulaye Wade, a déjà sonné la mobilisation des troupes.

En face, Déthié Fall, le vice-président de Rewmi d’Idrissa Seck, indique que « l’opposition tient à ce que les deux premiers objectifs spécifiques des termes de référence que sont les l’évaluation du processus électoral, de la refonte partielle jusqu’à l’élection présidentielle du 24 février 2019, et l’audit du fichier électoral, soient d’abord réglés avant l’organisation de toute autre élection. »

Du côté des non-alignés, il se réjouit également du consensus « fort » qui a été trouvé pour le report des élections. D’ailleurs, fait savoir Déthié Faye, le coordonnateur dudit pôle, ils sont « à la base de la proposition de report : « Nous considérons qu’aujourd’hui, en tenant compte de ce qui s’est passé lors de l’élection présidentielle, il ne peut pas être envisageable d’aller à d’autres élections sans avoir au préalable visité tout le processus électoral, apporter du changement aux différents dysfonctionnements constatés. »

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