REPORTAGE-RAVAGÉ PAR UN INCENDIE, DAROU SALAM EN CHAMP DE RUINES

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Sur la route sablonneuse qui sillonne le quartier, les habitants vaquent à leurs occupations. L’incendie a tiré les habitants de leur sommeil vers les coups d’une 1 heure. « Les sapeurs-pompiers sont venus aux alentours de deux heures », témoigne un homme qui habite quelques maisons plus loin. L’homme est revenu sur les lieux ce matin pour constater qu’il ne reste plus rien de la maison de son ami « Baye Fal » parti au village.

Au milieu des débris, l’odeur de brûlé domine les narines. Tout autour, seuls les murs en dur des toilettes tiennent encore debout. Leurs portes et toitures réduites en cendres. Mamadou Diallo, un autre témoin ajoute que l’incendie, provoqué par une bougie, a ravagé une cinquantaine de maisons. « Si on avait des adductions d’eau et d’électricité, on n’aurait pas assisté à ce sinistre », s’indigne Diallo. « L’incendie s’est déclaré dans la chambre des domestiques qui se sont enfuies parce que ne pouvant plus faire face aux flammes. Celles-ci se sont propagées dans la maison attenante où un garçon d’une dizaine d’années est mort », ajoute l’adjoint au délégué de quartier à la mine triste. Au total, c’est une cinquantaine de maisons réduites en cendre au sein de ce quartier peuplé, pour la plupart, de travailleurs de l’informel.

Dans les maisons, les chambres sont louées entre 12.500 et 15.000 francs CFA. La zone accueille beaucoup d’africains de la région ouest-africaine. Sur place, non loin du domicile du délégué de quartier, un tas de planches de bois et de tôles calcinés jonchent le sol. De jeunes hommes s’affairent à les plier pour les charger sur des charrettes. Les flammes ont aussi ravagé les quelques arbres de la zone, épargnant les lignes électriques suspendues au-dessus des habitations. L’explosion des bonbonnes a alerté les gens.

D’après le capitaine El Hadj Sambou, commandant de la 12e compagnie d’incendie et de secours, 34 gradés et sapeurs ont été engagés, un camion-citerne de 30 mille litres, deux fourgons et une ambulance ont été dépêchés sur le quartier pour éteindre les flammes. « Il s’agissait de baraquements à usage d’habitation et de commerce.

Au cours des opérations, on a vu un mort », a-t-il précisé. L’enquête pour connaître les causes de l’incendie est diligentée par la brigade de Hann. Le bidonville, créé depuis 30 ans, réputé comme un repère de malfrats a été nommé « Cité imbécile » avant d’être rebaptisé, plus tard, par ses habitants Darou Salam. Elle est logée entre l’autoroute Seydina Issa Laye et la zone industrielle de Yarakh. Une partie du Train Express Régional (TER) passe par ce quartier de la commune de Hann Bel Air longeant le chemin de fer.

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