REPRISE DES COURS REPORTÉE : LA NOTE FAUSSÉE DÈS LE DÉPART, SELON LES ENSEIGNANTS

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ÉDUCATION & SANTÉ

Initialement prévue ce mardi, la reprise des cours pour les classes d’examen a été reportée à une date ultérieure. Une décision prise au tout dernier moment par le président de la République pour éviter la propagation de la maladie dans les écoles. Ce, après qu’une dizaine d’enseignants ont été testés négatifs à Ziguinchor et 130 autres mis en quarantaine.

Cette volte-face ne surprend pas les organisations syndicales des enseignants. Secrétaire général du CUSEMS, Abdoulaye Ndoye, joint au téléphone, dit qu’il n’est pas surpris de la décision. Selon lui, la note a été faussée dès le départ, le jour du convoyage des enseignants dans les différents lieux d’affectation. Au Terminus de Liberté 5, rappelle-t-il, il y avait un rassemblement qui favorisait la propagation de la maladie. « Tous les ingrédients étaient réunis pour une propagation de la maladie pathogène. Les enseignants ont voyagé dans des conditions difficiles », dénonce-t-il.

Abdoulaye Ndoye enfonce le clou en indexant l’heure tardive (23h57) de la publication du communiqué du ministre de l’Education nationale, officialisant le report de la reprise. Il n’y voit que du tâtonnement, de l’amateurisme : « Attendre une heure pareille pour reporter la reprise, c’est un élément qui conforte le manque de considération envers les enseignants », déplore-t-il. Le syndicaliste demande ainsi à l’Etat de procéder au rapatriement de tous les enseignants dans leurs foyers respectifs.

VEILLER À CE QUE L’ÉCOLE NE SOIT PAS UN VECTEUR DE PROPAGATION

Le Secrétaire général du Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF), Mbaye Sarr abonde dans le même sens. Pour lui, la réouverture des classes était une entreprise périlleuse comportant énormément de risques de contamination. Ainsi, il indique qu’il a été heureux de constater que le Gouvernement s’est rendu à l’évidence du danger qui guettait l’école. De l’avis de Mbaye Sarr, les autorités étatiques peuvent attendre jusqu’au mois de septembre pour la reprise des cours. Car, prévient-il : « rouvrir les écoles dans un contexte où les cas se multiplient serait catastrophique ».

Egalement contacté, Saourou Sène, Secrétaire général du Syndicat autonome du moyen-secondaire (Saems), a, quant à lui, regretté la situation et en prend acte. Selon lui, les enseignants étaient prêts à rejoindre les classes. « Lorsque on a appris la décision de la reprise des cours, nous avions indiqué notre position en disant que le président de la République avait la prérogative de prendre une telle décision et nous allons nous y conformer. Ce que nous avions demandé c’est le respect du protocole sanitaire. Il faudra tirer les leçons de cette décision du gouvernement et ses conséquences, veiller à ce que l’école ne soit pas un foyer de propagation de la pandémie », explique-t-il.

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