REPORTAGE - RETOUR EN IMAGES SUR LA CARAVANE MOUVEMENTÉE DE SONKO ET BARTH’

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PRÉSIDENTIELLE 2019

En caravane en Centre-Ville de Dakar, le candidat à la présidentielle Ousmane Sonko et le maire de Mermoz - Sacré-Coeur, Barthelémy Dias, se sont heurtés aux forces de l’ordres. En effet, la caravane de sensibilisation de Ousmane Sonko et Barthélemy Dias a été dispersée par la Police, sur l’avenue Lamine Guèye. Mais, avant cela, les deux politiciens, membres de l’opposition, étaient en négociations avec le responsable de la Police. Retour en images sur les coulisses...

15h45 ! Barthélémy Dias, en compagnie de quelques-uns de ses camarades, se pointe au rond pont Petersen. Vêtu d’une tenue de combat, lunettes de soleil bien posées sur le nez, une casquette beige bien serrée sur la tête, il attend Ousmane Sonko, le leader du Pastef. Ce dernier, arrive dix minutes plus tard sur les lieux, avec une cohorte de gros bras. Les deux leaders politiques ont décidé, spontanément (?), d’aller à la rencontre des citoyens sénégalais pour échanger avec eux sur la situation électorale. Leur procession débute au rond-point Petersen. Dans le calme et la bonne humeur. Sans heurts. Le maire de Mermoz sacré cœur et le leader du Pastef marchent côte à côte. De temps en temps, ils s’arrêtent soit pour échanger avec les commerçants, soit pour leur serrer juste la main. Des doléances leur sont également soumises. Ils prennent notes et promettent d’y apporter solutions une fois que « Macky Sall sera dégagé à la tête du pouvoir ». Après le rond-point Petersen, les deux hommes font cap sur l’avenue Lamine Guèye. De gros bras forment une ceinture de sécurité autour d’eux. Ils marchent à pas lents.

Négociations avec la Police, puis dispersion de la foule

La foule, qui les suit, grossit au fur et à mesure. Les curieux et les badauds, qui sont dans les parages, se joignent à eux. Leurs noms sont scandés. Mais Ousmane Sonko ravit la vedette à Barthélémy Dias. On l’interpelle par-ci, on prie pour lui par-là. « Tu es l’espoir du Sénégal. Ne crains rien, tu battras Macky Sall inchallah », prie un vieux d’une cinquantaine d’années. « Tu es le candidat du peuple. Je t’ai parrainé et je voterai pour toi », lance un jeune homme dans la foulée. Le leader du Pastef répond par des « amen », sourire aux lèvres. Progressivement, la foule devient de plus en plus compacte, créant ainsi un embouteillage monstre sur l’avenue. Jusque-là, tout se passe bien. Aucun incident n’est noté. A 17h20, le convoi est stoppé net à hauteur de « Sandiniéry » par des policiers, armés jusqu’aux dents. « Liberté, Liberté », entonne le public pour revigorer les deux hommes. Le commandant leur demande de rebrousser chemin et d’arrêter la marche puisqu’ils n’avaient pas d’autorisation. Barthélémy Dias et Ousmane Sonko décident de poursuivre leur parade jusqu’au rond-point Sandaga, leur point de chute. C’est le moment choisi par un policier pour glisser une grenade lacrymogène entre les deux politiciens. La foule se disperse. C’est le sauve qui peut. Les policiers lancent des grenades lacrymogènes pour mettre fin au rassemblement. Les manifestants ripostent par des jets de pierres.

« Macky Sall a peur, il pense qu’on va au palais »

Les vendeuses de salades, tomates entre autres condiments, installés sur cette allée, paient les pots cassés. Elles sont les victimes de cette manifestation improvisions. Leurs marchandises sont renversées, piétinées. Impuissantes, elles prennent leurs jambes à leur cou pour se sauver de la fumée des grenades lacrymogènes et des pierres qui pleuvent de partout. « C’est anormal ce que vous faites. Le centre-ville n’est pas un lieu pour manifester. Vous êtes tous pareils, tous des politiciens qui ne sont mués que par leurs intérêts », s’empeste la dame tout en ramassant ses tomates qui étaient éparpillés un partout. « Ils nous gâchent notre après-midi. Ils sont des imbé... », insulte une vendeuse de jouets. L’atmosphère est suffocante. L’odeur âcre des grenades piquent les yeux. « Macky Sall a peur. Il pense qu’on va aller au palais c’est pourquoi il a déployé toutes ces forces de l’ordre », a déclaré Ousmane Sonko qui renseigne qu’ils étaient venus, dans le calme, sensibiliser les populations sur les enjeux de l’élection présidentielle de février 2019. Une élection qui s’annonce chaude.

Les négociations avec la Police

Quelques images de la manifestation

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