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RETOUR SUR L’ÉVOLUTION DE L’ÉCOLE SÉNÉGALAISE

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“Voyager dans le passé sur quelques pas”, voilà comment peut se définir l’exposition de la direction des archives du Sénégal (DAS) en partenariat avec l’UNESCO qui s’est tenue à l’Atrium de la Bibliothèque centrale de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, en ce 03 novembre 2022. Cette exposition sur “L’histoire de l’éducation au Sénégal à travers le patrimoine documentaire” est faite dans le cadre du 30e anniversaire du Programme Mémoire du monde célébré, au Sénégal, à travers le partenariat DAS-UNESCO.

L’exposition retrace l’historique de l’école sénégalaise qui s’articule autour de deux époques distinctes. D’une part, il y a l’époque coloniale et d’autre part l’époque contemporaine. Pendant la période coloniale, l’école a connu des évolutions passant des écoles pionnières (Gorée 1816 - Saint-Louis 1817) aux enseignements religieux (chrétiens et musulmans) pour finir avec les enseignements laïcs (sous l’impulsion d’un mouvement qui s’est développé dans la métropole). Concernant l’époque contemporaine, elle commence avec les enseignements préscolaires, suivis des enseignements primaire-moyen-secondaire, ensuite il y a les enseignements techniques et professionnels et enfin les enseignements supérieurs (avec la création de l’université de Dakar en 1957, devenue UCAD en 1987).

À la fin de l’exposition, la directrice de la DAS Fatoumata Cissé Diarra rappelle que “toutes les pièces d’archives qui ont été exposées viennent du fonds documentaire des archives nationales”.

Michel Kenmoe, Conseiller Régional pour la Communication et l’Information au bureau UNESCO de Dakar se félicite de cet événement qui a “permis d’apprécier l’école sénégalaise” depuis le début des années 1800 jusqu’à présent. “Ça témoigne d’un parcours que le patrimoine documentaire seul sait mieux nous le rendre pour nous permettre d’apprécier ces évolutions”, poursuit-il. Le conseiller technique en éducation du Premier ministre Badou Diabou Diop lui emboîte le pas, et déclarant que l’exposition “a permis de voir la trajectoire suivie par l’école sénégalaise depuis sa création”. S’appuyant sur une comparaison avec ses années d’études, il apprécie : “on se rend compte qu’il y a un progrès énorme qui a été fait dans ce domaine”.

Revenant sur l’importance de ce genre d’exposition, Mme Diarra fait cette remarque : “ces expositions permettent d’aller à la rencontre du grand public” pour leur permettre de connaître cette mémoire collective que seule une élite à l’habitude de consulter en général. De son côté, le représentant de l’UNESCO assure que “les archives, les documents audiovisuels sont une grande richesse dont il convient d’assurer une préservation adéquate”.

Une préservation adéquate, voilà ce qu’espère la DAS aussi. La directrice a lancé “un plaidoyer à l’endroit de l’autorité étatique pour l’édification de la maison des archives”. M. Kenmoe apporte son soutien à ce plaidoyer en affirmant “il conviendrait qu’il y ait des réflexions approfondies et des politiques adéquates pour soutenir la préservation du patrimoine documentaire”.

Harouna DIENG (Stagiaire)

4 novembre 2022


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