RETOUR SUR LES LIEUX DE L’AGRESSION POLICIÈRE

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PHARMACIE FADILOU

Après deux jours de fermeture forcée, c’est ce vendredi matin, 16 août, que la pharmacie Serigne Mouhamed Fadilou Mbacké, située en face de l’hôpital Nabyl Choucaire, à la Patte d’Oie, a repris son service. Sur place, des brassards rouges attachés sur les grilles rappellent les tristes faits qui se sont produits sur les lieux dans la nuit de mercredi à jeudi. La vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montre le commissaire Bara Sangharé en mauvaise posture. Pour le seul motif que le vendeur a refusé de lui céder un médicament sans ordonnance, le responsable de la division des Parcelles Assainies (PA) a mobilisé ses agents pour l’arrêter, les mains menottées, et le conduire de force au commissariat.

L’équipe d’Emedia Invest est retournée sur les lieux après l’incident. Ce, pour constater que le personnel semble serein même s’il refuse de répondre aux questions en l’absence de la patronne des lieux, Dr Mame Mbacké Ndiaye. Mais, renseignement pris auprès de Thiémoko Camara, membre de ce personnel, Dr Gaye a également repris service. Pourtant, à 11h30, il n’était plus sur les lieux. « Il a fini son service », nous dit-on.

Choqué, le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal (SPPS) par la voix de son président, Dr Assane Diop, a fait une déclaration, face à la presse ce matin, pour dénoncer, un « abus d’autorité sans commune mesure ». Avant d’avertir « que de tels actes ne doivent plus se reproduire. Plus jamais ».
Les jeunes pharmaciens, eux, prévoient de tenir un sit-in pour exprimer leur ressentiment.

Peu après les faits, le bureau des relations publiques de la Police nationale s’est fendu d’un communiqué pour préciser que « toutes les mesures disciplinaires » ont été prises dans un communiqué.
En outre, l’acte posé par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf, qui s’est rendu sur les lieux, est apprécié à sa juste valeur. L’autorité de tutelle a qualifié d’ « inadmissible » ce qui s’est passé dans cette pharmacie. « Je ne peux pas commenter outre mesure, mais tous les Sénégalais ont été choqués comme moi », a-t-il par ailleurs déclaré dans des propos rapportés par le quotidien Enquête de ce vendredi.

Le SUTSAS, le SAMES, les anciens pharmaciens, entre autres organisations, venues en renfort, étaient représentés au point de presse du SPPS.

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